Réforme des retraites: la situation est toujours aussi tendue dans les raffineries et les lycées

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Publié le 15 octobre 2010.

SOCIAL - De nouveaux heurts ont eu lieu dans les rues, tandis que le gouvernement continue de faire la sourde oreille...

La tension autour de la réforme des retraites est restée très vive ce vendredi avec de nouveaux heurts entre lycéens et policiers, tandis que la plupart des raffineries françaises ont poursuivi leur grève. Dans les transports en revanche, cela va mieux avant deux nouvelles journées de mobilisation samedi et mardi.

Des centaines de lycées toujours perturbés

Dans une série de villes (Paris, Marseille, Lyon, Metz, Orléans, Versailles, Villeneuve-sur-Lot...), des manifestations de lycéens ont de nouveau eu lieu, rassemblant de quelques centaines à 3.000 jeunes, à Tours. 306 lycées étaient perturbés ce vendredi, soit 7,1% des établissements, un peu moins que la veille, selon le ministère de l'Education nationale. L'Union nationale lycéenne (UNL) avance 900 établissements concernés, dont 550 bloqués.

C’est à Lyon que la situation a été la plus tendue avec des jets de pierre sur les forces de l'ordre et des dégradations diverses. Des policiers ont été blessés à Villeneuve-sur-Lot, tout comme à Cannes et dans le Val-de-Marne. Plus de 150 «casseurs» ont été interpellés ce vendredi, selon le ministère de l'Intérieur, mais la multiplication des incidents, après ceux de Montreuil (Seine-Saint-Denis) et Caen la veille, ont conduit Brice Hortefeux à demander aux policiers de «limiter l'usage de la force». Le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, a ordonné de ne plus utiliser de flash-balls, comme cela s'est passé à Montreuil, selon le préfet des Hauts-de-Seine.

Dix des douze raffineries françaises à l’arrêt

Du côté des carburants, l’oléoduc fournissant notamment les aéroports d'Orly et de Roissy ne fonctionnait plus ce vendredi matin, n'étant plus approvisionné par la raffinerie Total de Grandpuits (Seine-et-Marne), en grève depuis plusieurs jours. D'autre part, les autorités ont fait intervenir les forces de l'ordre pour libérer les accès de trois dépôts au petit matin, ceux de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), Bassens (Gironde) et Cournon d'Auvergne (Puy-de-Dôme), afin de prévenir le risque de pénurie de carburants.

Trois autres sites, bloqués depuis l'aube en Ille-et-Vilaine, près de Toulouse et à Ouistreham, près de Caen, ont été débloqués, également dans le calme. «On ne peut pas se permettre une pénurie d'essence, il faut penser à toutes celles et tous ceux d'entre nous qui ont besoin de se déplacer», a justifié le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau. De nouveaux dépôts ont été aussitôt bloqués par des manifestants, au Mans (Sarthe), à Caen, La Rochelle et Saint-Pierre-des-Corps, près de Tours. Ce vendredi, dix des douze raffineries de France métropolitaine étaient à l'arrêt ou en cours d'arrêt.

Moins de grévistes dans les transports

Côté transports en revanche, la situation s’améliore avec un nombre de grévistes en diminution aussi bien à la SNCF (15,5% selon la direction, 28,4% selon la CGT-cheminots) qu’à la RATP (5%).

Le gouvernement continue lui de faire la sourde oreille, Nicolas Sarkozy se contentant ce vendredi de «rassurer» les mères de famille concernées par la réforme des retraites. Alors qu’une journée nationale de manifestations est prévue samedi, cette mobilisation multiforme devrait se maintenir au moins jusqu'à mardi, nouvelle journée de grèves et de manifestations fixée par l'intersyndicale. Le Sénat doit voter le projet de loi mercredi.

C.C. avec AFP
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