Le Sénat a imprimé sa marque sur la réforme pénitentiaire qu'il a adopté vendredi, en enrichissant notablement un texte qui vise à mettre les conditions de vie dans les prisons françaises, vivement décriées, au diapason des normes européennes.
Le Sénat a imprimé sa marque sur la réforme pénitentiaire qu'il a adopté vendredi, en enrichissant notablement un texte qui vise à mettre les conditions de vie dans les prisons françaises, vivement décriées, au diapason des normes européennes. - Jacques Demarthon AFP/archives

J. M. avec AFP

Au Sénat de jouer. A partir de mardi, les sénateurs examineront le projet de loi sur la réforme des retraites. Au lendemain de la troisième forte mobilisation contre le texte en moins de trois mois, opposition et syndicats comptent faire pression sur la Haute Assemblée. Mais le gouvernement reste fermement décidé à faire passer sa réforme-phare.

Le pays a «besoin de faire la réforme des retraites», a indiqué Eric Woerth. Le ministre du Travail a estimé qu’«il n'y a pas d'augmentation de la mobilisation (...) Il y a une mobilisation qui est du même ordre, elle est forte, mais elle est du même ordre». Une analyse reprise par le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.

Guerre des chiffres

«Chacun reconnaît qu'il n'y a pas d'amplification du mouvement alors qu'on pouvait penser que l'organisation d'une manifestation le samedi drainerait de nouveaux publics», a noté Luc Chatel. Une nouvelle fois, les chiffres divergent fortement selon les sources. Les manifestations ont mobilisé près de 3 millions pour la CGT, moins de 900.000 selon la police.

Luc Chatel assure cependant que «des avancées seront possibles au Sénat». «Des marges de discussion ont déjà été concrétisées en commission, notamment concernant les travailleurs handicapés, les chômeurs en fin de droits et les victimes d'expositions à l'amiante», a par ailleurs souligné le secrétaire d'Etat Georges Tron.

Le Sénat peut réserver des surprises

Dès mardi matin, la patronne du PS Martine Aubry viendra au Sénat galvaniser ses troupes lors de la réunion du groupe socialiste. La configuration politique de la Haute assemblée, où l'UMP n'a pas la majorité absolue sans l'Union Centriste, peut aussi réserver des surprises. Les centristes veulent le maintien du taux plein à 65 ans pour les mères de trois enfants et pourraient trouver une majorité pour cela.

L'examen du texte déjà voté le 15 septembre par les députés doit durer jusqu'au 15 octobre. La bataille de la rue n'est pas terminée, avec un nouveau rendez-vous donné par l'opposition et les syndicats le 12 octobre.