Un vendredi chaud. Plusieurs manifestants infirmiers anesthésistes auraient été arrêtés en marge d'échauffourées devant le ministère de la Santé, ce vendredi, selon un manifestant, contacté par 20minutes.fr. «Ça a été très chaud sur le carrefour, raconte Pascal. Il y a eu des fumigènes et des lacrymos. Pour le moment, ça se calme, mais les CRS sont très armés, il y a des barrières, des boucliers. On se demande s'ils ne sont pas prêts à l'action».
Pendant ce temps, une délégation était reçue au ministère de la Santé. Selon Marie-Ange Saget, présidente du syndicat national des infirmiers anesthésistes, contactée par 20minutes.fr, la personne les ayant reçus n'était pas habilitée à négocier. Ils demandent donc à rencontrer quelqu'un d'autre et le syndicat Sud a d'ores et déjà prévenu vendredi en fin de soirée: «lundi, on reprend le mouvement».
Un peu plus tôt, les infirmiers anesthésistes avaient bloqué les Champs-Elysées. Sur place, les militants, vêtus de blouses, criaient «Bachelot démission». Ils étaient 2.000 selon la chaîne d'informations en continu i-télé et réclamaient d'être reçus par la ministre de la Santé. Sur Twitter, ActuSoins a posté une image de la manifestation.
Les anesthésistes sont habitués aux opérations coup de poing. En mai, ils avaient bloqués pendant plusieurs heures les voies de la gare Montparnasse, à Paris. D'autres manifestations ont eu lieu en France ce vendredi, dont une à Pau, selon la République des Pyrénées, où une quinzaine de personnes se sont réunies devant la préfecture. Ils dénoncent la non-reconnaissance de leur spécialité et de leurs années d'études.