Des actions pour «protéger les étudiants des dérives». C'est ce qu'a demandé Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, qui s'est saisi de la question des week-ends d'intégration. Les conclusions devront être rendues d'ici à deux mois, a-t-elle annoncé mercredi.
Cette mission de réflexion a été confiée à la rectrice de Limoges et professeur de pharmacie, Martine Daoust. Elle travaillera en collaboration avec «les acteurs de la communauté universitaire, du secteur de la santé, les industriels du tourisme et du loisir».
La ministre de l'Enseignement supérieur a également demandé aux recteurs, en lien avec les préfets, de «recenser l'ensemble des week-ends d'intégration prévus dans les semaines à venir». Objectif: «Vérifier que les conditions sanitaires et de sécurité sont réunies.»
Et si un doute apparaît quant à ses dernières, la ministre a simplement demandé que les week-ends soient interdits «par précaution». Selon Valérie Pécresse, «conformément à la loi, seuls les événements à caractère purement convivial peuvent être autorisés dans le cadre universitaire, à condition d'être accompagnés des garanties de sécurité appropriées».
La ministre attend aussi «que la justice fasse la lumière» sur les récents évènements «qui ont donné lieu à des enquêtes de police» et qu'elle a qualifié de «dramatiques et inacceptables». Selon elle, la justice doit déterminer «les responsabilités de chacun pour en tirer toutes les conséquences».
Cette semaine, une étudiante de Nancy a déposé une plainte pour un viol qui se serait déroulé dans la nuit du 25 au 26 septembre derniers lors d'un «week-end d'intégration» auquel participaient 507 élèves dans les Alpes-Maritimes.