L'ex-président de l'université de Toulon, Laroussi Oueslati, a été mis en examen mercredi soir pour corruption passive par une personne chargée d'une fonction publique et écroué, a indiqué le procureur-adjoint de la République, Michel Raffin.
Laroussi Oueslati, président de cette université jusqu'à sa suspension le 19 octobre 2009 pour «entrave» à une enquête sur un trafic supposé de diplômes au bénéfice d'étudiants chinois, avait été placé en garde à vue lundi sur commission rogatoire du juge d'instruction marseillais Franck Landou.
Il avait été révoqué de la fonction publique le 21 mai dernier «avec l'interdiction définitive d'exercer toute fonction dans un établissement public ou privé», avait annoncé le ministère de l'Enseignement supérieur.
Un rapport d'enquête administrative sur cette affaire avait conclu en septembre 2009 à de «graves irrégularités» dans «l'application des textes réglementaires régissant la procédure d'admission des étudiants étrangers et de validation de leurs études à l'université Sud Toulon Var».
Un enseignant toulonnais de l'Institut des administrations et des entreprises (IAE) avait en effet affirmé, sans preuve, que «plusieurs dizaines» d'étudiants chinois avaient obtenu des licences et des masters contre de l'argent. Deux d’entre eux ont déjà été écroués pour tentative de corruption.