Louise, ses deux mamans, son père, et ses trois frères et sœurs

société Les Journées des familles homoparentales débutent aujourd'hui

Ingrid Gallou

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Louise Fasso-Monaldi, 25 ans.

Louise Fasso-Monaldi, 25 ans. —

Deux mamans, un papa, une belle-mère et trois frères et sœurs. Louise, 25 ans, est une jeune fille bien entourée. La raison de ce « surcroît d'amour », comme elle l'appelle, trouve son origine dans les années 1970. Sa future belle-mère et l'une de ses mamans partagent une amitié au sein du mouvement féministe. Alors, quand quelques années plus tard, cette dernière envisage d'avoir un enfant avec sa compagne, c'est presque naturellement qu'elle lui demande de lui « prêter son mari ».

Deux mères, une évidence
Déclarée à sa naissance par celle qui l'a mise au monde, Louise sera ensuite reconnue par son père à 10 ans, sans pour autant porter son nom. Enfin, la procédure d'adoption simple par son autre mère aboutira en 2009. Louise concède donc avoir un statut un peu particulier dans le monde homoparental puisqu'elle possède un père, qui certes a eu « moins d'emprise » sur son éducation, mais qui l'a « gardée et amenée en vacances ». La jeune fille se remémore aussi les grandes tablées avec ses parents, sa belle-mère, et ses frères et sœurs, un peu « comme avec des amis qui se voient ». De la même façon que l'« on n'apprend pas à un enfant qu'il a un père et une mère », Louise a toujours trouvé évident d'avoir deux mères. Longtemps, cette évidence a été partagée par son entourage, copains de classe et maîtresses. Jusqu'au lycée, où « l'homophobie assez naturelle de certains garçons » lui a causé quelques « petits soucis ». « Déjà assez forte » à l'époque, elle n'en souffre pas et relate une enfance normale. Aujourd'hui, elle vit une histoire d'amour depuis cinq ans. « C'est un garçon », précise-t-elle spontanément. Pourtant, la jeune fille ne s'interdirait pas de tomber amoureuse d'une femme. Pour elle, c'est avant tout de « rencontre » qu'il est question. D'ailleurs, plutôt que le terme « homosexualité », Louise opterait plutôt pour « homophilie ». Une manière de dire que l'amour importe plus que le sexe.

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