Martine Aubry était présente, ce lundi matin, aux obsèques de Natacha, la joggeuse tuée une semaine plus tôt dans le Nord, et dont un délinquant sexuel en liberté conditionnelle a avoué le meurtre. La maire de Lille a eu l'occasion de s'entretenir avec l'oncle de Jean-Sébastien, le compagnon de Natacha au sujet du suivi des délinquants sexuels.
Que peuvent les élus face à la demande de cet homme et de la famille: «Plus jamais ça»?
Il me disait que la compassion c’était bien, mais qu’il fallait s’occuper des gens, et que l’on ne fait rien pour éviter que cela ne se reproduise. Nous avons évoqué les traitements qui existent à la sortie de prison, et notamment le traitement chimique de la libido. Pour que ce traitement médical soit efficace, il faut des moyens.
C’est-à-dire?
Nous (au Parti socialiste) avons toujours été pour le traitement médical de la libido sur une base de volontariat, car si on l’impose le traitement n’est pas suivi. Celui-ci doit commencer en prison, et être suivi lors de la libération conditionnelle. La liberté conditionnelle tombe s’il ne prend pas le traitement.
Quelle différence avec le dispositif actuel?
Je ne souhaite pas m’exprimer sur un cas particulier que je ne connais pas. Il semble que l’homme mis en cause pour le meurtre de Natacha suivait un traitement médical. Simplement, pour que le traitement de la libido soit efficace, il faut que l’on ait suffisamment de moyens, suffisamment de médecins pour l’accompagner.
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