Le Collectif national unitaire pour les retraites s'est rassemblé mercredi 8 septembre, à Montreuil
Le Collectif national unitaire pour les retraites s'est rassemblé mercredi 8 septembre, à Montreuil - Julie Rasplus / 20minutes.fr

Ils s’étaient tous donné rendez-vous, mercredi soir à partir de 19 heures, à Montreuil. Des jeunes de l’Unef, des militants de Solidaires, du NPA, des personnalités politiques du PS ou des Verts, et des représentantes d’associations féministes se sont retrouvés autour des stands et du coin restaurant de la salle Dufriche.

Au lendemain de la mobilisation massive du 7 septembre, le Collectif national unitaire pour les retraites n’avait qu’une idée en tête: «prolonger la belle manifestation de mardi», selon les premiers mots de la maire de Montreuil, Dominique Voynet.

Faire gonfler les rangs

« Nous n’avons pas les mêmes sensibilités politiques mais nous trouvons tous indigne cette réforme. C’est ce qui nous rassemble », insiste le secrétaire national chargé des services publics au PS, Razzy Hammadi.

L’unité est donc le maître-mot pour la prochaine manifestation prévue le 23 septembre. Pour Jean-Michel, militant de 51 ans à l’Attac (association pour la taxation des transactions financières), la mobilisation de mardi «est une preuve que les choses grossissent»… et qu’elles peuvent prendre encore plus d'ampleur.

Une grève générale? Pourquoi pas?

C’est tout l’objectif des participants, partis politiques, syndicats, associations et militants. Pour Michaël, 27 ans, et Fabrice, 31 ans, le meeting doit être l’occasion de «donner une dynamique» en vue du 23 septembre. «Il faut créer une animation afin que l’on ramène des personnes qui étaient encore hésitantes mardi», précisent ces deux militants PS.

Il est 20h30 et la salle est encore calme. Le modérateur, Edwy Plenel, passe la parole à Willy Pelletier, fondateur de Copernic (mouvement anti-libéral). Le vocabulaire de combat revient. Et enfin les mots sont lâchés: «Une grève générale reconductible, s’il le faut.» Applaudissements. Les drapeaux du PRG s’agitent. C’est donc ensemble que les participants comptent poursuivre cette bataille. La présence des féministes d’Osez le Féminisme en est la preuve. «Se battre pour les retraites des femmes, comme nous l’avons fait mardi en défilant, c’est se battre pour tous les salariés», insiste Caroline De Haas, animatrice du réseau.

Déterminés mais «réalistes»

De la détermination mais pas de précipitation. Le meeting du Collectif national unitaire pour les retraites se voulait surtout fédérateur. Les militants, s’ils sont confiants, restent quand même prudents. «A Attac, nous sommes réalistes, précise Jean-Michel. Nous avons des adversaires coriaces face à nous. Il faut que la mobilisation continue à se faire.» L’enjeu est de taille et pas forcément acquis. Le 23 septembre, «c’est un peu loin», ajoute le militant. Les prochains jours seront déterminants. Verdict à la fin du mois.

Mots-clés :

  • Aucun mot-clé