La manifestation a rassemblé entre 1,1 et 3 millions de personnes en France, le 7 septembre 2010.
La manifestation a rassemblé entre 1,1 et 3 millions de personnes en France, le 7 septembre 2010. - REUTERS/Benoit Tessier

O.R., vidéo Romain Vitiello

1.120.000 de manifestants selon le gouvernement, entre 2,5 et 3 millions selon les syndicats. Si les deux parties ne s’accordent pas sur les chiffres, ce qui est certain des deux côtés, c’est que la manifestation de ce mardi 7 septembre a dépassé celle du 24 juin, qui avait rassemblé, selon les sources, entre 800.000 et 2 millions de protestataires. Ce 7 septembre dépasse le niveau de janvier 2009, journée d’actions contre la politique gouvernementale, et celui des manifestations contre le CPE en 2006, mais un peu moins qu'en mars 2009.

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La CGT a estimé le nombre des manifestants à 2,735 millions, une évaluation à mi-chemin entre celle de la CFDT (2,5 millions) et celle de Solidaires (plus de trois millions).


Réforme des retraites - La journée de mobilisation
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En ce premier jour d’étude du projet de loi sur les retraites à l’Assemblée nationale, les syndicats ont donc atteint l’objectif qu’ils s’étaient fixé, en rassemblant leurs troupes, lasses des réformes mais aussi de la politique sécuritaire mises en œuvre par Nicolas Sarkozy.

Ambiance électrique à l’Assemblée

L’agitation sociale s’est propagée jusque dans l’hémicycle. Ambiance électrique lors des questions au gouvernement, avec des députés de l’opposition qui ont vivement critiqué vivement le texte et notamment le recul de l’âge légal de départ à la retraite (de 60 à 62 ans).

Face aux prises de position des parlementaires mais aussi aux Français dans les rues, Eric Woerth et François Fillon sont restés droits dans leurs bottes. Ils ont martelé que cette réforme était «juste».

«Pas d’autre solution que de continuer»

Les organisateurs de la journée de protestation entendent pourtant bien surfer sur cette vague de contestation qui a secoué l’hexagone. Solidaires (SUD) a ainsi appelé les autres syndicats «à décider d'une suite à la hauteur des enjeux dans les jours qui viennent», alors que François Chérèque (CFDT) a prévenu qu'il fallait «que le gouvernement parle vite», mardi «soir» ou mercredi «matin».

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Dans le cas contraire, il promet d’organiser «la radicalité». «On n’a pas d’autre solution que de continuer», martèle-t-il. Les syndicats se réunissent dès mercredi pour envisager concrètement les suites à donner à ce mouvement.