La barre des 2 millions de manifestants sera-t-elle dépassée? C’était l’un des enjeux de cette nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites ce mardi. Et le défi semble avoir été relevé à en croire l'estimation définitive de la CFDT: 2,5 millions de personnes seraient descendues dans la rue, ce mardi. Ce chiffre confirme pour l'instant une mobilisation plus importante que le 24 juin dernier, d'après les syndicats. Selon le ministère de l'Intérieur, à la mi-journée, 450.000 manifestants s'étaient réunis dans 114 rassemblements.
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A Paris, 80.000 (police) à 270.000 participants défilent en ce moment dans les rues de la capitale. Le cortège se serait scindé en deux, en raison d'une «trop forte affluence».
Ailleurs, la pluie et les nuages n'ont pas entamé le moral des troupes. A Lyon, entre 16.000 et 35.000 personnes ont défilé, imperméables et parapluies à la main, depuis la Manufacture des tabacs. Plus au sud, à Marseille, 27.000 (police) à 200.000 manifestants (syndicats) ont défilé du Vieux-Port à la place Castellane, dès 10h30. Les autres grandes villes ont elles aussi rassemblé de nombreuses personnes. A Bordeaux, la manifestation a débuté à 11 heures. Selon la police, 30.000 personnes ont défilé des allées de Tourny aux quais de la Garonne. Les syndicats ont recensé 100.000 manifestants.
Selon la synthèse des défilés du site internet du Télégramme, entre 21.000 et 48.000 personnes se sont rassemblées dans les rues de Rennes, selon la police et les syndicats. Mêmes sources, à Brest cette fois: 14.000 à 20.000 personnes ont manifesté.
La mobilisation concerne aussi les plus petites villes. A Carcassonne, la télé locale avance le chiffre de 8.000 manifestants, et à Charleville-Mézières, 2.000 à 3.000 personnes sont descendues dans la rue, selon La Semaine des Ardennes. Dans le nord, les villes de Calais et Douai ont manifesté, avant la mobilisation de Lille à partir de 14h30. Selon le site de La Voix du nord, 2.500 personnes se seraient rassemblées selon la police, 4.000 selon les syndicats dans les rues de Calais.
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Comme attendu, les enseignants semblent avoir privilégié cette journée pour faire grève, après le mouvement de lundi contre les réformes et les suppressions de postes dans l’éducation. Cette fois-ci, les professeurs des écoles étaient de la partie et ont gonflé les rangs des grévistes. Au total, ils étaient 29,3% à faire grève, dont 33,6% en primaire et 25,8% dans le secondaire, selon le ministère de l'Education. Les syndicats de la FSU chiffraient eux les grévistes à 60% dans le primaire et 55% dans le secondaire. C’est plus du double que le 24 juin en ce qui concerne les collèges et lycées.
Plus globalement, dans la fonction publique d'Etat, près du quart des agents (24,77%) étaient en grève à la mi-journée, selon le ministère, quand ils n'étaient que de 18,71% avant l'été.
Du côté de la SNCF, la direction avait recensé en fin de matinée 42,9% de grévistes et la CGT 51,8%. Le 24 juin, les cheminots étaient entre 39,8% et 46% à faire grève. A la RATP, la direction avait recensé 22% de grévistes sur l'ensemble du personnel de l'entreprise francilienne, un taux également en hausse par rapport au 24 juin, où 18% avaient cessé le travail.
Idem à La Poste, où quelque 22,07% de postiers étaient en grève à 10h, contre 19,86% le 24 juin dernier. Les agents de Pôle emploi étaient également un peu plus mobilisés: entre 16,93% et près de 25%, contre 12,26% et 22% le 24 juin.
Chez France Télécom, 30,84% des 100.000 salariés français étaient en grève, soit légèrement plus que le 24 juin (29,29%), selon la direction. Les syndicats, eux, parlent de chiffres «supérieurs» sans donner de précisions pour l'instant.