Il ne fléchira pas. Mercredi, Brice Hortefeux s’est rendu au commissariat de Colombes, dont font partie les trois policiers agressés par une quarantaine de personnes dans la nuit de mardi à mercredi.
«C’est clairement un guet-apens» a déclaré le ministre, faisant suite à «l'interpellation» par la police mardi après-midi «de deux personnes qui effectuaient un rodéo sur un scooter».
Brice Hortefeux en a également profité pour confirmer l’extension des peines-planchers, prévue par Nicolas Sakozy, le 30 juillet dernier à Grenoble. Le président de la République avait alors déclaré que ces dernières seraient «désormais étendues à toutes les formes de violences aggravées» et notamment «les violences sur des personnes dépositaires d'une autorité publique».
Il avait aussi demandé «l'instauration d'une peine de prison incompressible de 30 ans» pour les assassins de policiers ou de gendarmes, ce qu'a également confirmé le ministre de l'Intérieur à Colombes.
Dans un communiqué, le syndicat Synergie réclame, lui, «des moyens légaux pour que ces actes d’une violence inouïe impliquent une réponse forte et immédiate». Il rappelle aussi «que les policiers ne peuvent plus assumer seuls, au prix de leur vie, le rôle de dernier rempart contre la barbarie ordinaire d’une minorité exaltée d’irrécupérables de notre pays».
De son côté, le maire de Colombes, Philippe Sarre (PS), a demandé des «moyens supplémentaires» ainsi que la création d’une Unité territoriale de quartier (Uteq). Dans son communiqué, le maire a rappelé au ministre de l’Intérieur les «vingt postes (de policiers) supprimés» en 10 ans, dans la commune.
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