Le domicile de Liliane Bettencourt, à Neuilly-sur-Seine, a été perquisitionné ce mercredi, dans le cadre du supplément d’information dans l'affaire Bettencourt, sous la direction de la juge Isabelle Prévost-Desprez, de la 15e chambre du tribunal de Nanterre. La magistrate n'est pas sur place, contrairement à ce qui a été indiqué dans un premier temps et l'opération s'est achevée aux alentours de 17h00.
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L’avocat de Liliane Bettencourt, Me Georges Kiejman, dit n’avoir «pas été informé de cette perquisition». «Je suis scandalisé, mais pas étonné, connaissant les façons de procéder de Mme Prévost-Desprez, dont j'ai déjà dénoncé la partialité», s’est-il agacé, précisant que sa cliente «est à l'étranger». «Je suis d'autant plus choqué, a poursuivi l'avocat, que le 14 septembre, la cour d'appel de Versailles doit rendre sa décision sur ma demande d'annulation» du supplément d'information en vertu duquel enquête Mme Prévost-Desprez. «Je me demande comment la cour va réagir à cette perquisition», s'est interrogé Me Kiejman.
Et l'avocat de continuer: «Je trouve tout cela d'une brutalité inouïe et je réfléchis aux moyens de faire sanctionner»Mme Prévost-Desprez, a-t-il conclu.Quant à Liliane Bettencourt, elle s'est dite «outrée» par le déroulement de la perquisition.
Après la diffusion d'enregistrements de conversations de Liliane Bettencourt et son entourage réalisé par un majordome, la juge, saisie par la fille de Liliane Bettencourt pour abus de faiblesse sur la milliardaire, a décidé de renvoyer le procès sine die. Et de requérir un supplément d'informations sur la base de ces enregistrements dans lequel Liliane Bettencourt apparaît diminuée et guidée par son gestionnaire de forture, Patrice de Maistre.
Sur la base de ces enregistrements, le parquet de Nanterre, qui s'était opposé à ce supplément d'information, a ouvert plusieurs enquêtes préliminaires, pour financement illégal de parti politique, fraude fiscale et conflits d'intérêts, notamment. Cette affaire a éclaboussé le ministre du Travail, Eric Woerth, qui se retrouve en première ligne notamment pour sa double casquette (à l'époque) de ministre du Budget et de trésorier de l'UMP.