Agé de 25 ans, Monsif Ghabbour, originaire du quartier de la Villeneuve, où la mort de son complice et ami Karim Boudouda après le braquage avait provoqué des violences urbaines à la mi-juillet, «nie les faits», a indiqué une autre source proche du dossier.
Depuis les faits, le braqueur présumé aurait probablement alterné les séjours entre la Villeneuve et la région lyonnaise, où les enquêteurs l'ont recherché en vain. Il a été interpellé chez des amis, dans un appartement d'une résidence privée de Voreppe, à une quinzaine de kilomètres au nord de Grenoble, sur la base d'un renseignement de la gendarmerie transmis à la police judiciaire chargée de l'enquête.
Les amis qui l'hébergeaient ont été interrogés par les services de police sans être inquiétés par la justice pour recel de malfaiteur, Monsif Ghabbour n'étant que suspect du braquage du casino commis dans la nuit du 15 au 16 juillet.
La première condamnation de braqueur présumé remonte à 2003 alors qu'il était tout juste majeur. Entre 2006 et 2008, il a été condamné à cinq reprises pour port d'arme, recel et outrage notamment, à des peines de quelques mois de prison. En juin 2008, il avait comparu devant la cour d'assises pour vol avec arme et avait été condamné à quatre ans de prison dont deux avec sursis.