«Il ne s'est jamais laissé abattre...», confie Lionel Moroni, son avocat. Antonio Ferrara comparaîtra donc «en toute sérénité», ce matin, au Palais de Justice de Paris. Le procès en appel de sa spectaculaire évasion de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) en 2003 doit durer deux mois.
Condamné à dix-sept ans de réclusion criminelle en première instance, « le roi de la belle » a vu son image changer ces dernières années et il compte s'en servir. « Il a été acquitté deux fois dans des affaires d'attaques de fourgons blindés, précise Lionel Moroni. Il n'apparaît plus comme le braqueur invétéré qu'il a longtemps été aux yeux de tous... »
Explosifs et tir à l'arme automatique
«Nino» Ferrara ne devrait pas pousser le vice jusqu'à nier sa responsabilité dans l'évasion. Mais il entend bien obtenir l'acquittement en ce qui concerne «la complicité de tentative d'homicide» contre les deux surveillants qui se trouvaient dans les miradors au moment de l'évasion.
Le 13 mars 2003, à 4 h 15, une dizaine d'hommes lourdement armés avaient pris d'assaut la maison d'arrêt en ouvrant des brèches à l'aide d'explosifs et en arrosant copieusement les miradors à l'arme automatique.
Pendant ce temps-là, «Nino» faisait lui-même sauter la fenêtre de sa cellule pour s'enfuir. Il avait été arrêté dans un café parisien après quatre mois de cavale.