Une nouvelle histoire de SMS vient perturber les forces de l’ordre de Grenoble. Les policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC), impliqués dans la fusillade après le braquage du casino, «ne sont pas en repos forcé, contrairement à ce qu'expose un texto adressé sur des portables de policiers», a affirmé ce jeudi la direction générale de la police (DGPN).
Depuis plusieurs jours circule un SMS affirmant que les membres de la BAC grenobloise concernés «ont été mis en repos de force par le préfet et obligés à quitter la région avec femmes et enfants». Le même message accuse l'Etat de n'être «pas capable d'assurer la protection de ses fonctionnaires» et «d'organiser leur fuite». La DGPN a ainsi affirmé ce jeudi après-midi que le contenu de ce message était «contraire à la réalité».
Selon la même source, le 21 juillet dernier, la directrice départementale de la Sécurité publique de l'Isère, Brigitte Jullien, «en accord avec la psychologue de soutien opérationnel», a rencontré ces policiers en leur proposant de se reposer s’ils en avaient besoin. «Ceux qui étaient déjà en congé le sont restés, les autres ont accepté la proposition», a répliqué la DGPN.
Selon elle, «la diffusion et la propagation d'un tel message est de nature à démobiliser les policiers», d'autant que les effectifs de la BAC intervenus lors de la fusillade «sont la cible de menaces», admet-elle. «Des dispositions particulières ont été mises en place pour assurer leur sécurité et celle de leurs familles», souligne la DGPN.