Brice Hortefeux annonce le démantèlement de la moitié des camps de Roms illicites d'ici 3 mois

Publié le 28 juillet 2010.

REUNION - Le ministre de l'Intérieur a listé une série de mesures au sortir de l'Elysée...

Nicolas Sarkozy a pris ce mercredi une série de mesures sévères après la réunion consacrée aux «comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms».

Ne pas «stigmatiser une communauté», mais «sanctionner des comportements illégaux»

A la fin de cette rencontre à l'Elysée en présence de François Fillon et de cinq membres du gouvernement, Brice Hortefeux, le ministre de l'Intérieur, a assuré dans une déclaration lue devant le perron que l'exécutif ne voulait pas «stigmatiser une communauté», mais «sanctionner des comportements illégaux».

Première décision prise: le démantèlement d'ici trois mois de la moitié des quelque 600 «camps ou squats» illégaux recensés en France, a annoncé Brice Hortefeux . Dans un communiqué, l'Elysée parle de 200 camps pour les seuls Roms, originaires de l'est de l'Europe.

Echange de policiers avec la Roumanie et la Bulgarie

Deuxième mesure, le gouvernement va procéder «à la reconduite quasi-immédiate des Roms qui auraient commis des atteintes à l'ordre public ou à des fraudes en direction de la Bulgarie ou de la Roumanie». La France va ensuite «proposer à la Roumanie d'accueillir des policiers roumains et parallèlement d'envoyer des policiers français en Roumanie». Dans un communiqué, l'Elysée parle d'un partenariat du même type avec la Bulgarie.

L'exécutif promet en outre d'«affecter dix inspecteurs du fisc afin de contrôler la situation des occupants de ces camps illicites et illégaux». Car, a dit Brice Hortefeux , «beaucoup de nos compatriotes sont à juste titre surpris en observant la cylindrée de certains véhicules qui traînent les caravanes».

Poursuite d'une «politique de développement des aires d'accueil»

Le ministre de l'Intérieur a enfin promis que le gouvernement allait «poursuivre la politique de développement des aires d'accueil» des populations nomades, inégalement réparties sur le territoire national. Ce point est considéré comme fondamental par les associations, qui se plaignent que moins de la moitié des emplacements prévus pour les gens du voyage par la loi Besson de 1990 existent effectivement.

Dans son communiqué, l'Elysée a enfoncé le clou en rappelant que «les lois de la République s'appliquent à l'ensemble des personnes présentes sur le territoire national, y compris aux populations nomades».

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J. M. et C.C. avec AFP
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