Ça perquisitionne à tout va. Les policiers de la brigade financière ont déjà perquisitionné le secrétariat de Liliane Bettencourt, le domicile de François-Marie Banier et les bureaux et le domicile de Patrice de Maistre et ce mercredi matin, ils sont allés chez François Bettencourt-Meyers pour perquisitionner, révèle Le Figaro. Les enquêteurs agissent dans le cadre de l’enquête sur les enregistrements clandestins réalisés chez Liliane Bettencourt par son ancien majordome. Celui-ci les a ensuite transmis à Françoise Bettencourt-Meyers, en conflit avec sa mère.«Je pense que cette perquisition était un leurre. On annonce partout l'audition de M. Woerth et, comme par hasard, on va ailleurs chez la victime principale de cette affaire à 06H45 du matin», a dénoncé Me Olivier Metzner, l'avocat de la fille de la milliardaire. «On s'étonne encore une fois que le parquet de Nanterre s'intéresse beaucoup plus à la façon dont l'information a été obtenue qu'à l'information elle-même. C'est un nouvel écran de fumée, mais cela ne nous gêne pas», a-t-il ajouté.
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En fait, les policiers n'ont saisis que des agendas époux. «Ils ont saisi les agendas de Jean-Pierre Meyers, un agenda de 2010 de Mme Meyers sur lesquels il n'y avait rien», a précisé Me Metzner. L’opération a débuté tôt ce matin, aux alentours de 6h30 et sur réquisition du procureur de Nanterre, Philippe Courroye et «s'est terminée vers midi. Ils sont repartis très déçus», a ajouté Me Metzner.
Les enquêteurs souhaitent comprendre «dans quelles circonstances le maître d'hôtel de la milliardaire, Pascal Bonnefoy, a pris la décision d'enregistrer son employeur entre mai 2009 et mai 2010», assure le quotidien. Ils veulent également déterminer par quel processus ces cédéroms contenant des dizaines d’heures de conversation ont été transmis à la justice et à la presse, notamment à Mediapart et Le Point.
Lors de son audition devant la police judiciaire en juin, François Bettencourt-Meyers a expliqué que c’était Pascal Bonnefoy qui l’avait contacté pour l’informer de son initiative puis remis les enregistrements.