La réunion sur les Roms et les gens du voyage a lieu ce mercredi à l'Elysée

Publié le 28 juillet 2010.

POLITIQUE - Brice Hortefeux se défend de «stigmatiser une communauté»...

C'est ce mercredi. La réunion sur les Roms et les gens du voyage a lieu ce mercredi à l'Elysée, à la demande du président Nicolas Sarkozy. Mardi soir, sur TF1, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a rejeté l'idée qu'il s'agissait là de «stigmatiser une communauté».

Nicolas Sarkozy avait annoncé, lors du Conseil des ministres du 21 juillet, la tenue d'une réunion sur les «problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms», après les incidents survenus à Saint-Aignan, où un jeune homme a été tué par les gendarmes. «Naturellement, il n'est pas question de stigmatiser une communauté dans son ensemble, ce n'est à l'esprit de personne», a affirmé Hortefeux, invité du 20 heures mardi.

Comportements inacceptables

«Faut-il se voiler la face? Faut-il se cacher la réalité?», a-t-il demandé. «Il y a, dans cette communauté, des comportements qui ne sont pas acceptables», a-t-il répondu. Tout en distinguant «la communauté Rom» et «la communauté des gens du voyage», le ministre a affirmé que les premiers, qu'il évalue «aux alentours de 8.500 sur notre territoire, occupaient souvent des campements illicites».

«Quand il y a des actes de délinquance, nous devons aller plus vite pour les reconduire dans leur pays», a dit Hortefeux. «La Roumanie et la Bulgarie font partie de l'Europe, cela suppose une discussion d'Etat à Etat, le président de la République est totalement mobilisé sur ce sujet», a-t-il ajouté.

Sanctions

Quant à la communauté des gens du voyage, «sur la totalité, il y en a environ 10.000 sans doute, qui occupent des terrains, là aussi de manière illicite», a-t-il poursuivi. Aussi, au cours de la réunion de mercredi, a poursuivi Hortefeux, «nous allons en tirer toutes les conclusions et toutes les leçons: ce que nous dénonçons, ce n'est pas une communauté, ce sont des comportements et, quand ils ne sont pas acceptables, ils seront sanctionnés».

«Comme tous nos compatriotes, la communauté des gens du voyage n'est pas au-dessous des lois, mais elle n'est pas au-dessus», a affirmé le ministre. L'annonce de la réunion a été accueillie par de nombreuses critiques, «injustifiable et dangereuse» selon le PCF, «stigmatisation scandaleuse», pour le PS. Plusieurs organisations de défense des Droits de l'homme ont dénoncé l'«approche ethnique de la délinquance».

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B.D. avec AFP
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