Le raid lancé contre un camp d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au Mali pour libérer Michel Germaneau a été «un échec». François Fillon en a convenu ce mardi matin, mais la France ne compte pas baisser les bras pour autant. Le président de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée, Axel Poniatowski, a annoncé après un entretien avec le Premier ministre, que la France apporterait un «soutien logistique» à des actions militaires de la Mauritanie, du Mali ou du Niger contre l'organisation.
Un soutien qui consistera en une «coopération en terme de formation des armées» de ces pays, et non par l'envoi de militaires, a précisé Matignon dans la foulée. Axel Poniatowski semble pourtant envisager une implication un peu plus directe. «On n'est pas dans un conflit avec des armées différentes. Il y a des militaires français qui pourraient être en support logistique d'actions qui seraient menées», a estimé le parlementaire.
Et des bombardements? «Je ne crois pas», a indiqué Poniatowski, invoquant des raisons pratiques: «Ce sont des camps avec une vingtaine d'hommes qui sont très mobiles, qui se déplacent tous les jours ou très régulièrement». Aqmi, a-t-il poursuivi, «sont en fait quelques bandes au milieu du désert», composées «d'une cinquantaine d'hommes» chacune, «qui n'ont pas de connections avec ce qui peut se passer en Europe».
Une façon de rassurer ceux qui craindraient des attentats sur le territoire français en représailles aux représailles. «Il s'agit de groupes qui sont très isolés», a insisté le parlementaire, précisant qu'à son sens, «on ne peut pas parler de représailles, on ne peut pas parler de vengeance» de la part de la France.
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