Et si Jean-Sarkozy, recalé de la présidence de l’Epad l’automne dernier, se consolait avec un siège de député? C’est l’hypothèse du jour après qu’André Santini, élu mercredi à la tête du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris (SGP), a fait savoir qu’il renoncerait à certaines de ses responsabilités. L’ancien secrétaire d’Etat à la Fonction publique a déjà abandonné son mandat de conseiller régional d’Ile-de-France mais reste vice-président de la Communauté d’agglomération Grand Paris Seine ouest et député des Hauts-de-Seine. Un siège qu’il pourrait renoncer à briguer en 2012.
«On ne va pas faire de cette histoire le feuilleton de l’été»
Logiquement, Frédéric Lefebvre, son suppléant, devrait pouvoir postuler. Mais c’est sans compter l’ombre de Jean Sarkozy, à qui l’on prête des velléités sur la circonscription, après son échec à l’Epad l’automne dernier. «Supputations», a répondu vendredi matin Patrick Devedjian sur RTL. Sans démentir pour autant. «Qu’est-ce que ces supputations», gronde Isabelle Balkany, conseillère régionale des Hauts-de-Seine et proche du fils cadet du chef de l’Etat, contactée par 20minutes.fr.
«C’est du virtuel mais j’aimerais bien qu’à chaque fois qu’on parle de Jean Sarkozy, on arrête de parler de fonctions transmissibles. Si par hasard il se présentait, ce serait une élection et non une transmission», insiste-t-elle, même si la circonscription d’André Santini est un fief acquis à la majorité. Et de conclure: «on ne va pas faire de cette histoire le feuilleton de l’été». Il est vrai que le feuilleton de l’automne, celui de l’Epad, a conduit Jean Sarkozy à renoncer à briguer la présidence de l’Etablissement public et laissé des traces profondes dans la majorité et l’opinion.