C’est officiel. La Police judiciaire parisienne a été saisie du dossier des suicides chez France Télécom. Les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) vont dans les prochains mois auditionner de nombreux responsables de l’entreprise, a indiqué le groupe à 20minutes.fr, confirmant une information de RTL.
Objectif: récupérer un maximum d’informations sur ces drames, pour in fine déterminer si les 35 salariés qui se sont donné la mort en 2008 et 2009 y ont été poussés par leurs conditions de travail au sein de l’entreprise.
Cette saisie de la PJ, diligentée par les deux juges d’instructions en charge de l’affaire, fait partie de la procédure classique, après l’ouverture par le parquet de Paris d’une information judiciaire contre X pour «harcèlement moral» en avril dernier, et peut durer plusieurs années. France Telecom se refuse à tout commentaire.
Le 13 juillet, France Telecom avait pris la décision de reclasser l’un des suicides en accident de travail, faisant par la même bénéficier les ayants droits du défunt d'une rente. C’était la première fois que l’entreprise endossait la responsabilité du décès d’un de ses employés.