Agressions sexuelles dans une maison de retraite: l'aide-soignante écope d'un an de prison avec sursis

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Publié le 21 juillet 2010.

JUSTICE - Et une interdiction à vie d'exercer sa profession...

Reconnue coupable. Marie-Hélène Foucher, l’aide-soignante de 47 ans qui était soupçonnée d'«agressions sexuelles» sur plusieurs résidents d'une maison de retraite de l'Allier, a été condamnée ce mercredi à un an de prison avec sursis ainsi qu'à une interdiction à vie d'exercer sa profession.

La prévenue a été aussi condamnée à une peine de trois ans de sursis avec mise à l'épreuve et à une interdiction d'accéder à la maison de retraite où elle a travaillé. Elle est désormais inscrite au fichier des auteurs d'infractions sexuelles pendant 20 ans. A l'audience, le 30 juin dernier, une peine d'un an d'emprisonnement avait été requise devant le tribunal correctionnel de Montluçon. Marie-Hélène Foucher comparaissait pour «violence volontaire sans interruption temporaire de travail et agression sexuelle sur personnes vulnérables».

«Gestes et propos déplacés à connotation sexuelle»

Employée depuis 1992 dans une maison de retraite de Cérilly. Elle y aurait eu «des gestes et des propos déplacés à connotation sexuelle» sur cinq pensionnaires, trois hommes et deux femmes, âgés de 66 à 93 ans, selon la direction de la maison de retraite.

Les faits avaient été dénoncés le 18 novembre 2009 par un pensionnaire de 92 ans, lui-même victime de l'aide-soignante. Deux jours plus tard, la directrice de l'établissement la suspendait de ses fonctions, et signalait l'affaire au procureur de la République à Montluçon. L'enquête, confiée à la gendarmerie de Montluçon, avait permis d'identifier quatre autres victimes, pour des faits survenus entre 2008 et 2009.

Une collègue condamnée à un mois et demi de prison avec sursis

Placée sous contrôle judiciaire, l'aide-soignante, avait reconnu les faits devant le juge. Cependant, son avocat a soutenu qu’il ne s'agissait pour elle que de «plaisanteries graveleuses». Le psychiatre qui l’a examinée a souligné que le «malaise dans son couple avait pu développer une forme d'agressivité sur le plan sexuel».

L'une de ses collègues, Magalie Guessant, 37 ans, jugée à ses côtés pour n'avoir pas dénoncé les faits ni tenté de s'interposer, a été condamnée à un mois et demi de prison avec sursis, contre deux requis.

B.D.
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