Marc Simeoni est, entre autres, accusé d'avoir prêté son appartement à Yvan Colonna.
Marc Simeoni est, entre autres, accusé d'avoir prêté son appartement à Yvan Colonna. - HADJ / SIPA

Charlotte Mannevy

Yvan Colonna sera de nouveau devant la justice ce jeudi. Le tribunal correctionnel de Paris doit dire s'il est ou non coupable de détention illicite d'armes. A ses côtés, cinq Corses soupçonnés de l'avoir aidé dans sa cavale. Mais, une nouvelle donne pourrait influer sur la décision des juges. Le 30 juin, l'arrêt condamnant Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac a été cassé. Le berger corse aura donc droit à un nouveau procès. Dès lors, une question se pose: peut-il être condamné dans une procédure «secondaire», alors qu'il est de nouveau présumé innocent dans la procédure principale?

Le report peu probable

En réalité, le principe de la condamnation ne devrait pas être remise en cause, tout juste peut-il espérer une condamnation moins lourde. Selon un avocat pénaliste, il est d'ailleurs peu probable que le tribunal surseoit à statuer.
Pour ses soutiens, dont Marc Simeoni, fils du nationaliste Edmond Simeoni, la décision de la Cour de cassation ne devrait pas influencer le jugement: coupable ou pas, Yvan Colonna était recherché par la police. Les complices de sa cavale ont donc bien enfreint la loi en aidant le fugitif. Après une semaine d'audience au mois de mai, le procureur avait requis à leur encontre des peines de huit mois à cinq ans de prison avec sursis.

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Les avocats d'Yvan Colonna, qui a passé sept ans en prison, ont déposé une demande de remise en liberté. S'il est condamné à de la prison ferme ce jeudi, elle n'a aucune chance d'aboutir.