Le ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives Marc-Philippe Daubresse a annoncé la fin de la cagnotte contre l'absentéisme dans l'académie de Créteil, dans un entretien publié dans Le Parisien ce mercredi. Dans trois lycées professionnels (Lino-Ventura à Ozoir-la-Ferrière, en Seine-et-Marne, Gabriel-Péri à Champigny, dans le Val-de-Marne, et Alfred-Costes à Bobigny, en Seine-Saint-Denis), de l'argent était distribué aux élèves pour lutter contre l'absentéisme depuis le mois d'octobre.
«L'expérimentation de la cagnotte n'a pas porté ses fruits. Il n'y a pas eu d'effet significatif sur l'absentéisme, donc Luc Chatel, le ministre de l'Education et moi avons décidé de ne pas renouveler ce dispositif à la rentrée», indique Marc-Philippe Daubresse. Selon le ministre, «Le projet a été mal perçu et surexposé médiatiquement. Du coup, les élèves n’ont pas joué le jeu. Il y a même eu une surenchère de la part de certains d’entre eux à ne pas venir en cours.»
Cependant, «ne pense pas» s'être trompé en mettant en plcae ce dispositif: «On voulait voir si le fait d’engager des moyens pour des projets pédagogiques avait un impact sur l’assiduité et ça n’a pas marché.» Du coup, le ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives mise sur des alternatives telles que « La Mallette des parents» qui «consiste à associer les parents d’élèves de 3e à la scolarité de leur enfant et à les accompagner», et qui a permis «une baisse de 25% de l’absentéisme» dans les 37 collèges de l'académie de Créteil où elle a été expérimentée.
Autre dispositif: «Espadon (Espace partagé des données pour les jeunes sans solution)», testé dans 1.000 collèges et lycées en Pays de Loire, qui permet «d’identifier les élèves qui ne sont plus suivis et de les mettre en relation avec des structures d’insertion grâce à un logiciel. Tout ça sous le contrôle de la Commission nationale informatique et liberté. Nous comptons l’étendre à tout le pays en 2011».