Un policier constitué partie civile au procès des tireurs présumés de Villiers-le-Bel a reconnu mardi un des accusés comme étant un tireur, deux ans après les faits, devant la cour d’assises de Pontoise. «J'ai eu un choc le 21 juin (date du début du procès) en voyant entrer un des accusés dans le box, je l'ai reconnu comme un des tireurs», a déclaré à la barre le lieutenant José-Manuel Vergara en désignant Abderhamane Kamara, dit Abou. «J'ai reconnu le tireur qui nous a pris à partie et qui faisait la technique du dindon, qui sort sa tête à hauteur différente pour éviter les tirs», a-t-il ajouté.
«Ce que je reconnais chez lui, c'est son visage émacié, en triangle», décrit le lieutenant qui se souvient de «la vivacité et la rapidité» de l'accusé: «On aurait dit un diable qui sortait de sa boîte de pandore», a-t-il encore dit. Réponse de l’intéressé, appelé à commenter cette déclaration: «C'est faux tout ça. Comment il m'a vu, je n'y étais pas».
Depuis la semaine dernière, quatre jeunes, incarcérés, sont jugés à Pontoise pour tentative de meurtre en bande organisée sur des policiers dans les nuits des 25 et 26 novembre 2007 à Villiers-le-bel. Ils sont également poursuivis pour détention et port d'arme prohibés. Le cinquième, sous contrôle judiciaire, soupçonné d'avoir fourni un fusil à pompe, comparaît pour complicité.