Un départ doré. Le maître d'hôtel accusé d'avoir effectué des enregistrements clandestins de conversations entre Liliane Bettencourt et ses proches a touché près de 215.000 euros de primes au moment de quitter le service de la milliardaire, a indiqué à l’AFP ce lundi une source proche du dossier.
L'ancien employé de l'héritière de L'Oréal, Pascal B., a quitté son poste de maître d'hôtel «courant mai», après douze ans passés au service de la milliardaire. Contacté par l'AFP, l'avocat du maître d'hôtel, Me Antoine Gillot, a confirmé ce montant.
«Mon client est parti dans le cadre d'une rupture conventionnelle de contrat, c'est-à-dire une séparation d'un commun accord. Au moment de son départ, il a reçu les indemnités qui étaient prévues dans son contrat de travail, qui correspondent à deux ans de salaire», a expliqué Me Gillot. «Il s'agit d'une somme importante, mais tout à fait légale», a souligné l’avocat, qui reconnaît que le majordome «avait un salaire très confortable».
«Le contrat a été appliqué à la lettre. Il n'y a pas eu de largesses de la part de Madame Bettencourt», a-t-il ajouté, en assurant que le départ du majordome était programmé «depuis longtemps», l'ancien employé de la milliardaire ayant en projet de partir s'installer «en province».
Pascal B., 47 ans, est accusé d'avoir réalisé des enregistrements clandestins de conversations de Liliane Bettencourt, entre mai 2009 et mai 2010, pour se venger du licenciement de plusieurs de ses collègues, qui avaient témoigné sur l'état de santé de la femme la plus riche de France, lors de l'enquête pour «abus de faiblesse» visant le photographe François-Marie Banier.
Placé en garde à vue le 18 juin dernier dans les locaux de la Brigade financière, à Paris, il a été remis en liberté après 48h et n'a pas fait l'objet jusqu'à présent de poursuites pénales, l'enquête du parquet de Nanterre sur l'origine des enregistrements étant toujours en cours.