La procédure aura duré huit ans. Ce vendredi, la Cour de cassation a finalement donné raison au rappeur du groupe La Rumeur dans le procès qui l’opposait à l’ancien ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, annonce Libération. Selon la plus haute juridiction, Hamé, le rappeur, ne tenait pas des propos diffamatoires quand il écrivait, en 2002 dans un fanzine: «Les rapports du ministère de l’Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de l’ordre sans que les assassins de soient inquiétés.»
A l’époque, Nicolas Sarkozy avait porté plainte pour «diffamation, atteinte à l’honneur et à la considération de la police nationale».
«Tout ça pour ça?»
Dans les colonnes de Libération, Hamé réagit: «Tout ça pour ça? Cinq procès, huit ans de procédure... pour me dire que j’avais le droit d’écrire ce que j’ai écrit.»
Mi-juin, l’avocat général avait requis la relaxe. «J'ai le sentiment que cette affaire a été le théâtre d'affrontements entre une partie de la magistrature et le pouvoir politique et policier qui exigeait une condamnation», estime encore Hamé, cité par le Nouvel Observateur.
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