Vingt-cinq morts, parmi lesquels un enfant de 2 ans. Le bilan humain des inondations du Var ne s'est plus alourdi depuis trois jours, selon le rapport établi dimanche par la préfecture. Les secours continuaient cependant de parcourir les rivières à la recherche d'éventuels disparus, emportés dans leur voiture. Le président de la République est attendu ce lundi après-midi à Trans-en-Provence et Draguignan, les deux communes les plus touchées, pour visiter les quartiers sinistrés, rencontrer les équipes de déblaiement et tenir une réunion sur les conséquences des inondations, avant une cérémonie œcuménique à huis clos en hommage aux victimes.
Peu à peu, les services publics retrouvent leur fonctionnement normal. Dimanche, en début de matinée, l'électricité avait été rétablie dans toute la zone sinistrée. Plus de 5.000 foyers restaient cependant encore privés de lignes téléphoniques fixes, les réseaux GSM ayant retrouvé un fonctionnement normal. L'eau du robinet, considérée comme non potable dans 22 communes au lendemain des inondations, a été reconnue saine dans 11 localités après analyse. Des résultats complémentaires devraient être connus d'ici à mardi. Côté transports, le trafic ferroviaire est revenu dimanche à la normale, alors que la circulation restait coupée sur une demi-douzaine de nationales et départementales. Les cours devraient reprendre ce lundi dans la quasi-totalité des écoles, collèges et lycées de la zone. Les transports scolaires sont assurés dans toutes les communes.
Le dispositif de déblaiement s'est renforcé ce week-end, passant de 1.500 à 4.500 personnes. Civils et militaires s'activent notamment à évacuer les carcasses d'animaux, nombreuses à cause de la présence d'élevages dans la zone sinistrée, et qui pourraient présenter un risque sanitaire. En trois jours, 150 tonnes de carcasses d'animaux ont ainsi pu être évacuées. «L'opération se poursuit pour les carcasses disséminées», souligne la préfecture.
L'évaluation des dégâts commençait avec peine ce week-end. Vendredi, le Premier ministre François Fillon a demandé la publication «dans les meilleurs délais» d'un arrêté reconnaissant l'état de catastrophe naturelle pour les neuf cantons touchés par les inondations.