Ce jeudi, les opérations de secours dans le Var sont terminées, annonce la préfecture de police. Les secours s’organisent maintenant pour s’occuper du déblaiement et de la reconstruction d’une «vie minimale» pour les sinistrés.
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A Fréjus, une noria d’hélicoptères a évacué les habitants et les touristes en détresse mercredi. Sur l’ensemble des communes, plus de 1.400 personnes ont été hélitreuillées.
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Les sinistrés ont été conduits dans des centres d’urgence. A Fréjus, cinq centres d’accueil ont été ouverts mercredi, accueillant 1.500 personnes. Jeudi matin, grâce à la mobilisation des campings de la ville, «les sinistrés ont été logés dans de meilleures conditions et un seul centre reste ouvert, avec 150 personnes», explique à 20minutes.fr Natacha Roque, à la mairie. D’autres ont été accueillis par des proches.
La prise en charge de ces habitants concerne ensuite tous les domaines. «On n’a plus rien, ni caravane, ni véhicule, ni vêtement», raconte ainsi Henri, qui faisait partie d’un groupe de gens du voyage de 80 familles, installé à Fréjus.
1.200 lits picot et 1600 couverture de la réserve nationale de la sécurité civile ont été livrés dans les communes sinistrées.
Dans les centres, médicaments, vêtements mais aussi vivres sont fournis. Deux cantines ambulantes appartenants aux CRS permettent de préparer 1.000 repas par jour, précise également la préfecture. L’armée de son côté a livré 2.000 rations alimentaires.
La solidarité joue, comme à Figanières, un petit village où les propositions d’aides spontanées afflues, d’une dizaine de communes comme Vaison-la-Romaine, la Seyne-sur-Mer, Grasse ou Collobières. Aux Arcs, un serrurier de la commune organise un barbecue pour les sinistrés et les services techniques, grâce à la viande offerte par un boucher.
Quant à l’eau, il est déconseillé de consommer celle qui provient des robinets. Pour faire face au manque, la préfecture a réquisitionné des citernes alimentaires sur les zones les plus touchées, et fait acheminer des bouteilles.
Enfin, pour aider les victimes dans ces moments durs, des cellules d’accompagnements ont été mises en place. «A Fréjus, des assistantes sociales aident dans les démarches, pour les recherches de personnes ou les assurances», explique Natacha Roque.
Pour le moment, la commune se concentre «sur l’urgence» et sur l’inventaire des besoins.