Une grève générale paralyse la Polynésie française

13 contributions
Publié le 12 juin 2010.

SOCIAL - La mobilisation n'est pas très forte, mais les grévistes bloquent plusieurs zones stratégiques...

Deuxième jour de paralysie. Ce samedi, au total, les vols de plus de 2300 passagers ont été annulés depuis le début d'une grève générale jeudi matin en Polynésie française, a-t-on appris auprès du Haut Commissariat. Les pompiers de l'aéroport ne répondent pas aux ordres de réquisitions de l'Etat, et aucun gros porteur ne peut décoller ou atterrir, précise-t-on de même source.

Zones stratégiques bloquées

Air France a annulé quatre vols prévus entre vendredi et dimanche. La compagnie locale Air Tahiti Nui a également annulé deux vols samedi. Six vols avaient déjà été annulés jeudi.

A Papeete, la grève générale s'est durcie. Elle est dans l'ensemble peu suivie, mais plusieurs zones stratégiques ont été bloquées: la Caisse de Prévoyance sociale (Sécurité sociale locale), l'Office polynésien de l'Habitat, l'Institut d'Emission d'Outre-mer, le Trésor public, et le chantier du nouvel hôpital du Taaone. Un barrage filtre les entrées vers la zone industrielle de Motu Uta, où sont entreposées les réserves de carburant.

Les îles coupées des approvisionnements extérieurs

Toute activité a cessé dans la zone de débarquement des containers, coupant les îles polynésiennes des approvisionnements extérieurs.

«Si la grève se poursuit, nous n'aurons plus de produits en provenance de l'étranger, et les droits et taxes qui alimentent les caisses du pays viendront à manquer. Une journée en douanes représente 180 millions de francs Pacifique (1,5 millions d'euros, ndr)», a déclaré Edgar Sommers, secrétaire général du Syndicat des Agents des Douanes et membre du «Collectif pour la Paix» qui mène la grève.

Revendications socio-économiques multiples

Les revendications des grévistes s'adressent à la fois à l'Etat et au gouvernement de la Polynésie française, qui se partagent les compétences dans cette collectivité d'outre-mer. Les syndicats demandent au gouvernement local d'arrêter les licenciements massifs, de pérenniser le système de protection sociale, de lutter contre la vie chère et d'assurer le système de retraite. Ils demandent à l'Etat de maintenir le niveau de retraite des fonctionnaires, et de rembourser à la Caisse de Prévoyance sociale toutes les dépenses liées aux maladies des vétérans du nucléaire.

La crise mondiale a aggravé la crise économique et politique propre à la Polynésie. Neuf mille emplois ont été détruits dans cette collectivité d'outre-mer de 260 000 habitants, où il n'existe pas de caisse de chômage.

B.D. avec agence
Mots-clés
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr