Moins de vacances l'été? Du sport l'après-midi? C'est sur ce genre de questions que va se pencher le comité de pilotage de la Conférence nationale sur les rythmes scolaires installé ce lundi par le ministre de l'Education nationale.
Ce comité, coprésidé par Christian Forestier, administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), et Odile Quintin de la Commission européenne, va travailler pendant près d'un an et ses premières conclusions seront rendues publiques en mai 2011. Il sera chargé dans un premier temps de consulter les acteurs concernés par le sujet: organisations syndicales, parents d'élèves, lycéens, monde associatif, monde économique et social. Parallèlement, des débats décentralisés dans chaque académie et une «conférence permanente sur Internet» seront menés.
Parmi les points qui motivent la tenue de cette conférence, Luc Chatel a cité «la réussite des élèves», alors que la France est le pays, dans le club des grands nations développées, «qui a le plus d'heures de cours, réparties sur un nombre de jours de classe le plus réduit». En France, il y a à l'école primaire, 144 jours de classe contre 185 à 190 dans plusieurs pays européens.
Le ministre veut aussi «réconcilier le temps de l'école, des familles et de la société», ou encore assurer une meilleure «sérénité au sein des établissements».
Roger Bambuck, ex-secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux Sports, Eric Debarbieux, président de l'Observatoire international de la violence à l'école, Bernard Hugonnier, directeur-adjoint de l'éducation à l'OCDE ou Georges Fotinos, enseignant à l'université de Tours, font partie des 18 membres du comité. Neuf autres membres sont associés: six députés et sénateurs (trois UMP, deux socialistes et un centriste) et trois représentants des collectivités territoriales.
«Un premier rapport d'étape est prévu après quatre mois de travail, soit en janvier 2011», a déclaré Luc Chatel lors d'un point de presse. Interrogé sur l'application des mesures retenues, le ministre a rappelé que «le calendrier scolaire était déjà fixé pour les trois prochaines années» mais qu'«à partir de la quatrième année tout est possible».
Cette installation intervient alors que le ministère est fortement contesté dans le monde éducatif notamment depuis la parution la semaine dernière de fiches demandant aux recteurs d'explorer plusieurs pistes d'économies de postes d'enseignants pour 2011-2013. Luc. Chatel a répété lundi sur France Inter que la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite était toujours d'actualité.