La justice doit se prononcer ce vendredi en début d'après-midi sur les propos adressés en septembre 2009 à un jeune militant UMP d'origine arabe par le ministre de l'Intérieur. Lors de l'université d'été de l'UMP, à Seignosse, dans les Landes, Brice Hortefeux avait déclaré: «Lorsqu'il y en a un, ça va, c'est lorsqu'il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes.» Il est attaqué par le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) pour «injure raciale».
Trois autres associations se sont portées partie civile. Amine Benalia-Brouch, le membre des Jeunes Pop visé par les propos du ministre, défend pour sa part toujours farouchement Brice Hortefeux.
Lors du procès, le 16 avril dernier, le procureur, François Cordier, n'avait pas demandé la relaxe, mais avait évoqué «des propos méprisants mais pas d'incitation à la haine» et souligné que les débats n'avaient pas «apporté la preuve» que le prévenu «filmé de dos», savait qu'il était filmé. S'il est reconnu coupable d'injure raciale, Brice Hortefeux risque au maximum une peine de six mois de prison et 22.500 euros d'amende.
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