Véronique Courjault a tenté d'expliquer, hier, pourquoi elle avait nié les meurtres.
Véronique Courjault a tenté d'expliquer, hier, pourquoi elle avait nié les meurtres. - B. PEYRUCQ / AFP

Véronique Courjault est sortie de prison vendredi. C'est ce qu'a indiqué son avocate ce lundi, confirmant une information de RTL.

Le tribunal d'application des peines a accepté sa demande de remise en liberté, a précisé Hélène Delhommais. Reconnue coupable de trois infanticides, cette femme âgée de 41 ans avait été condamnée à huit ans de prison en juin 2009.


Un peu moins de la moitié de sa peine

Véronique Courjault, qui avait déjà purgé deux ans et demi de détention préventive au moment de sa condamnation, aura donc effectué un peu moins de la moitié de sa peine. Détenue «exemplaire», elle a passé des examens en prison et a ainsi trouvé un travail en prévision de sa sortie de prison, a indiqué à 20minutes.fr une source proche du dossier. Par ailleurs, ajoute cette source, la justice a estimé qu'elle ne présentait aucune dangerosité dans la mesure où elle ne peut plus avoir d'enfant après avoir subi une hystérectomie en 2003.

«Jean-Louis Courjault, qui lui rendait visite toutes les semaines, a retrouvé la femme qu'il a toujours aimée et toujours soutenue», a réagi Marc Morin, l'avocat de l'époux de Véronique Courjault, joint par 20minutes.fr Selon lui, mari et femme «vont beaucoup plus communiquer et la cellule familiale va enfin pouvoir être reconstituée.»

Sur les ondes de RTL, Jean-Louis Courjault a lancé un appel au calme et la sérénité: «C'est forcément un soulagement. On va enfin pouvoir repartir, c'est une bonne chose. On souhaiterait vivre sereinement et il est important de réunir des conditions de calme.»

Dix ans avaient été requis

Le jury de la Cour d'assises d'Indre-et-Loire avait reconnu Véronique Courjault coupable d'infanticide sur ses trois bébés en 1999, 2002 et 2003, mais n’avait retenu la préméditation que pour les deux nouveaux-nés tués et congelés en Corée du Sud, pas pour le premier brûlé en France en 1999, à Villeneuve-la-Comtesse.

Cette peine de huit ans de prison – qui devait permettre à Véronique Courjault de rester à la maison d’arrêt d’Orléans, proche de sa famille et de ses deux fils Jules et Nicolas – était légèrement inférieure à celle de dix ans réclamée par l’avocat général Philippe Varin.

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