Téléphonie mobile: Les opérateurs vont investir trois milliards d’euros contre les «zones blanches»

TELECOMMUNICATION « Nous allons faire en trois ans ce que nous avons fait jusqu’ici en quinze ans pour déployer la téléphonie mobile ! », a déclaré le secrétaire d’État Julien Denormandie…

H. B. avec AFP

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Illustration d'un téléphone portable.

Illustration d'un téléphone portable. — Pixabay/anar404

C’est un accord historique. Les quatre opérateurs de téléphonie mobile en France vont investir plus de 3 milliards d’euros dans le but d’éliminer les « zones blanches », a indiqué le secrétaire d’État Julien Denormandie, dans une interview au Journal du Dimanche.

Grâce à cet accord avec le gouvernement, « il n’y aura plus de zones blanches, identifiées par les élus locaux, où des Français vivent sans avoir accès à une téléphonie de qualité », a-t-il assuré, évoquant une échéance de trois ans.

Chaque opérateur devant notamment fournir « 5.000 installations supplémentaires »

Le secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires a précisé que les opérateurs s’étaient engagés « à consentir plus de 3 milliards d’euros d’efforts financiers pour y arriver », chaque opérateur devant notamment fournir « 5.000 installations supplémentaires ». « Nous allons faire en trois ans ce que nous avons fait jusqu’ici en 15 ans pour déployer la téléphonie mobile ! », s’est-il exclamé.

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Les opérateurs s’engagent en outre à « couvrir les principaux axes de transport, et notamment les 30.000 km de lignes ferroviaires, lignes de TER comprises », a ajouté Julien Denormandie, qui a écarté tout financement de la part de l’État. « Pas un centime d’argent budgétaire ! », a-t-il assuré. Selon lui, le gouvernement a renoncé à mettre aux enchères le renouvellement à venir de fréquences « en contrepartie d’une accélération massive de vos déploiements d’infrastructures ».

Un déploiement « massif » de la 4G

L’accord prévoit également un déploiement « massif » de la 4G, a affirmé le secrétaire d’État. « D’ici à 2020, plus de 10.000 communes qui sont aujourd’hui en 2G ou 3G passeront à la 4G », a-t-il assuré, convaincu que les opérateurs tiendront leurs engagements.

« L’ensemble du deal est contraignant, avec des obligations assorties de sanctions, et non de simples engagements », a-t-il expliqué, précisant que l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) en serait le garant.