«La France doit accueillir les réfugiés, mais elle ne peut accueillir tous les migrants économiques», estime Collomb

IMMIGRATION Son projet de loi asile-immigration est attendu en conseil des ministres fin février...

20 Minutes avec AFP

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Le Ministre de L'Intérieur, Gérard Collomb.

Le Ministre de L'Intérieur, Gérard Collomb. — Xavier Léoty

Il le juge « totalement équilibré ». Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a affirmé que son projet de loi sur l’asile et l’immigration reprend deux grands principes de la France, accueillir les réfugiés mais pas tous les migrants économiques, dans un entretien au Parisien dimanche.

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« La France doit accueillir les réfugiés, mais elle ne peut accueillir tous les migrants économiques », a estimé le ministre au sujet de ce projet de loi attendu en conseil des ministres fin février.

« Pas question de changer d’orientation »

Une trentaine d’associations, de la Ligue des droits de l’Homme jusqu’à Médecins du monde en passant par Emmaüs et le Secours catholique, avaient au contraire dénoncé un texte « déséquilibré » après une réunion jeudi à Matignon sur le sujet.

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Pour répondre au doublement de la durée de rétention administrative prévue par le texte, Gérard Collomb annonce la création de « 200 places d’ici à la fin du mois de janvier et 200 autres en 2018 ».

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Interrogé sur la marge de manœuvre laissée aux parlementaires sur le texte, le ministre de l’Intérieur admet « des possibilités d’amendement » mais insiste sur le fait qu’il « n’est pas question de changer d’orientation ».

Sommet Franco-britannique

Par ailleurs, Gérard Collomb veut « un protocole additionnel » aux accords du Touquet de 2004, qui fixent la frontière britannique à Calais, avec notamment « une prise en charge d’un certain nombre de coûts » par les Britanniques.

Le président français Emmanuel Macron et la Première ministre britannique Theresa May doivent se retrouver, jeudi, pour un sommet franco-britannique à Sandhurst, au sud de Londres. Deux jours avant le sommet, Emmanuel Macron et Gérard Collomb se rendront à Calais.