Deux sœurs polyhandicapées disparues à Nérac: Mise en examen de la mère pour «homicides volontaires»

JUSTICE Les deux adolescentes polyhandicapées seraient au Maroc, se défend la mère...

20 Minutes avec AFP

— 

Des recherches ont déjà été effectuées à leur domicile de Nérac en septembre.

Des recherches ont déjà été effectuées à leur domicile de Nérac en septembre. — THIERRY BRETON / AFP

Elles n’ont pas été revues depuis plus d’un an. Deux sœurs polyhandicapées de 12 et 13 ans ont disparu depuis plusieurs mois à Nérac (Lot-et-Garonne). Leur mère a été mise en examen ce vendredi pour « homicides volontaires aggravés », d’après une source proche du dossier.

Vendredi, elle a donc été mise en examen du chef criminel d'« homicides volontaires avec les circonstances aggravantes qu’ils ont été commis sur mineures de 15 ans et personnes vulnérables ». Auparavant, le 22 septembre, la mère de famille, âgée de 50 ans, avait été mise en examen pour « délaissement de mineures » au terme d’une garde à vue de 48 heures.

Les fouilles des enquêteurs effectuées au domicile en septembre n’avaient pas permis de retrouver les deux fillettes.

La disparition des deux sœurs, âgées de 13 et 12 ans, avait été signalée fin avril 2017 au procureur de la République d’Agen par les services du département.

Une mesure de protection de l’enfance de 2008 à 2012

Les deux mineures, présentant de lourds handicaps, ne fréquentaient plus, depuis le mois de décembre 2016, l’établissement spécialisé dans lequel elles étaient prises en charge quotidiennement. Une information judiciaire avait été ouverte le 11 juillet 2017 sous la qualification de délaissement de mineures de 15 ans.

La mère, d’origine marocaine, élevait seule ses deux filles lourdement handicapées. Elle a assuré que les deux fillettes se trouvaient désormais au Maroc auprès d’une connaissance, des déclarations « corroborées par aucun élément d’enquête », selon le parquet qui avait qualifié les explications de la mère de famille de « contradictoires ».

Selon le conseil départemental du Lot-et-Garonne, les deux adolescentes avaient par le passé bénéficié d’une mesure de protection de l’enfance de 2008 à 2012, prescrite par la justice.