Interpellations à Lyon et Paris: Que sait-on des deux suspects arrêtés par la DGSI?

TERRORISME Un homme de 21 ans et une femme de 19 ans ont été mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle…

T.C. avec AFP

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Ces deux personnes ont été interpellées en région lyonnaise et en Ile-de-France par la DGSI (illustration)

Ces deux personnes ont été interpellées en région lyonnaise et en Ile-de-France par la DGSI (illustration) — G. Varela / 20 Minutes

On en sait un peu plus sur les deux personnes interpellées la semaine dernière à Lyon et Paris par la DGSI. La femme, âgée de 19 ans, a été mise en examen le 21 décembre pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle, apprend 20 Minutes de source judiciaire. L’homme de 21 ans a pour sa part été mis en examen le 26 décembre pour le même motif. Ils ont été placés en détention provisoire.

Deux jeunes qui projetaient des attentats en France arrêtés à Lyon et à Paris

Tous deux sont suspectés d’avoir projeté de commettre un attentat. Mais selon nos informations, il n’existe aucun lien entre les deux affaires. Une source proche du dossier, citée par l’AFP, indique que l’homme envisageait de s’attaquer à des militaires. La femme, elle, aurait envisagé de passer à l’acte en province. Les deux suspects étaient en contact avec des membres de Daesh, en zone irako-syrienne. Lors des perquisitions, ni armes, ni explosifs n’ont été retrouvés.

Troubles psychiatriques

Ils étaient inconnus de la justice, indique à 20 Minutes une source proche du dossier. L’homme a été interpellé dans la région lyonnaise, dans une maison de soins psychiatriques où il était suivi depuis un mois, indique RMC. Selon la radio, cet individu qui avait été assigné à résidence jusqu’au mois d’août dernier, avait fait état sur les réseaux sociaux de sa volonté de commettre une action violente.

La jeune femme, elle, est originaire de l’Essonne et a été interpellée le 18 décembre, signale Le Parisien. Selon le journal, elle était décrite comme une étudiante festive, non radicalisée en apparence. Mais il s’agissait d’une stratégie de dissimulation, a-t-elle expliqué aux enquêteurs durant sa garde à vue, assumant ses idées radicales. Elle cherchait à se procurer des armes à feu et envisageait de cibler des lieux publics, des cafés notamment.