Angers: Une mère demande à Macron et Poutine de faire extrader le meurtrier présumé de son fils

APPEL La mère d'un jeune franco-marocain, tué à Angers il y a onze mois, demande via les réseaux sociaux à ce que le meurtrier présumé de son fils soit extradé de Tchétchénie...

20 Minutes avec AFP

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Vladimir Poutine et Emmanuel Macron en «tolérance mutuelle» le 29 mai 2017 à Versailles

Vladimir Poutine et Emmanuel Macron en «tolérance mutuelle» le 29 mai 2017 à Versailles — J.E.E/SIPA

  • Un jeune homme de 18 ans est mort après avoir reçu une balle dans le dos, en janvier dernier à Angers.
  • Sa mère a posté une vidéo sur les réseaux sociaux pour que le meurtrier présumé, en fuite depuis le drame, soit arrêté.

Elle a choisi de s’exprimer publiquement sur les réseaux sociaux. La mère d’un jeune franco-marocain, tué il y a onze mois à Angers, en appelle via Facebook à Emmanuel Macron mais aussi au président russe et au roi du Maroc, pour que soit extradé de Tchétchénie le meurtrier présumé de son fils, en fuite depuis les faits.

« Je suis une maman de 45 ans. Mon fils a été tué le 7 janvier 2017 à 22h00 (…). Je suis morte intérieurement avec lui aussi (…). J’en appelle à M. Macron, président de la République française. J’en appelle à M. Poutine, président de la République russe. J’en appelle à son altesse, sa majesté le Roi Mohamed VI », explique Lamia Bousouf, en ouverture de la vidéo postée samedi sur sa page Facebook et vue plus de 100.000 fois.

Une transaction de cannabis qui a mal tourné

De double nationalité, française et marocaine, Bilal, son fils de 18 ans, a été tué d'une balle dans le dos le 7 janvier dans le quartier Monplaisir, à l’est d’Angers, au cours d’une transaction de résine de cannabis qui a mal tourné.

D’un côté, il aurait tenté de revendre quatre kilos de résine de cannabis mais les enquêteurs doutent de la réalité de sa marchandise. De l’autre côté, les trois acheteurs ont tenté d’arnaquer le dealer en payant avec « 12.000 euros de faux de billets imprimés d’un seul côté », selon les enquêteurs.

Mandat d’arrêt international

Deux des trois acheteurs impliqués dans la rixe s’étaient présentés d’eux-mêmes le lendemain au commissariat du Mans. L’un est toujours en détention provisoire pour complicité de meurtre et trafic de stupéfiants et l’autre, poursuivi pour acquisition de stupéfiants, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire en mars.

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Mais le troisième, l’auteur présumé du tir mortel, est en fuite depuis et fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, rappelle mercredi le procureur de la République d’Angers, Yves Gambert. Âgé de 19 ans, il aurait trouvé refuge en Tchétchénie où il a été repéré par des parents de ses complices. Une information que s’est refusé à confirmer le procureur de la République d’Angers.

« Je veux le voir en face de moi »

Relançant à plusieurs reprises les chefs d’Etat français et russe et le roi du Maroc, Lamia Bousouf affirme qu’ils ont « le pouvoir d’extrader » l’auteur présumé du meurtre. « Mon deuil ne commencera pas tant que cet assassin ne sera pas arrêté. (…)Je veux le voir en face de moi, lui dire ce qu’il m’a fait », indique-t-elle.

« En dépit du mandat d’arrêt, si le pays où il se trouve applique le même principe que le nôtre, à savoir qu’on n’extrade pas ses nationaux, on est coincé sur la plan juridique. Le seul mandat qui fasse exception, c’est au sein de l’Union Européenne », a indiqué Yves Gambert.