A quelques jours du Téléthon, Pascaline Wittkowski, une femme atteinte de dystrophie musculaire, invite les gens à ne plus donner à cette organisation caritative.

Dans une vidéo postée ce jeudi par l’association de défense des animaux Peta France, elle évoque ses raisons. Il s’agit principalement de protéger les animaux des expérimentations.

« Je ne suis pas un chien »

« Tant de recherches, aucune guérison. Pourquoi ? Tout simplement parce que je ne suis pas un chien », lance cette femme qui souffre d’une myopathie depuis une quarantaine d’années. Celle qui a eu l’espoir de guérir en voyant la première fois le Téléthon à la télévision, en 1987, ne se fait aujourd’hui plus d’illusions. Selon elle, le Téléthon « entretient ce mensonge de leur dire "on va vous guérir" ».

Mais ce qui révolte Pascaline Wittkowski, ce sont les expérimentations sur les animaux, destinées à trouver des remèdes pour les humains. « Je n’ai pas demandé à ce que des animaux souffrent pour moi en fait. Je ne veux pas, ça fait mal… », explique cette malade.

>> A lire aussi : Le mal dont souffrait une petite fille aux muscles «un peu mous» enfin diagnostiqué

« Ne donnez plus au Téléthon »

Son initiative est appuyée par Peta France. « La communauté scientifique a fait un choix culturel à la fin du XIXe siècle d’expérimenter sur des animaux, parce qu’elle était convaincue que les similitudes entre les espèces animales et l’humain étaient plus importantes que ce qui les différencie. […] On sait aujourd’hui que c’est faux, alors pourquoi s’obstiner ? C’est comme si, pour guérir une girafe, on expérimentait sur un perroquet ! », a déclaré le directeur de l’association de défense des animaux André Ménache, cité par L'Obs.

Pascaline Wittkowski adresse un message fort : « Si vous voulez vraiment aider les malades, ne donnez plus au Téléthon et financez la recherche scientifique qui n’utilise pas les animaux. »

Pourtant la situation n’est pas si simple en France. Dans un communiqué, l’AFM-Téléthon, l’association organisatrice de l’événement, rappelle que, pour être autorisé à mettre sur le marché un médicament, la recherche animale est une « obligation réglementaire, strictement encadrée par des règlements européens et français ».

Mots-clés :