• Johnny Hallyday est mort à 74 ans des suites d'un cancer des poumons dans la nuit de mardi à mercredi dans sa maison de Marnes-la-Coquette.
  • Emmanuel Macron souhaite qu'un hommage lui soit rendu. 

Pour Emmanuel Macron, Johnny Hallyday était « un héros français ». Le président de la République, en déplacement à Alger, a indiqué qu’il réfléchissait « à une façon de rendre un hommage particulier » au chanteur, décédé dans la nuit de mardi à mercredi, a fait savoir le Premier ministre, Edouard Philippe, lors des questions au gouvernement.

« Rien n’a été décidé »

« A ce stade, rien n’a été décidé. Nous devons toujours en discuter avec la famille et rien ne sera décidé sans eux. En outre, le président est en voyage officiel à l’étranger », a tenu à préciser ce mercredi un peu avant 22 heures à 20 Minutes l’entourage du président de la République.

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« Personnage clé dans notre univers »

De son côté, la maire de Paris a demandé à ses équipes, mercredi matin, de lui formuler plusieurs propositions pour rendre hommage à la star, apprend 20 Minutes auprès de son entourage. Anne Hidalgo étudiait, cet après-midi, les idées qui lui avaient été apportées. Le choix qu’elle fera devait être annoncé dans la soirée.

Sur Europe 1, la ministre de la Culture, Françoise Nyssens, a elle aussi indiqué souhaité qu’un hommage officiel soit rendu à Johnny Hallyday, mais aussi à Jean d’Ormesson, qui s’est éteint mardi, à l’âge de 92 ans. « Ils méritent que l’on voit avec leur famille comment faire. Ce sont vraiment des personnages clés dans notre univers, dans notre imaginaire, ils vont rester avec nous », a-t-elle déclaré. Un hommage national sera d’ailleurs rendu à l’écrivain, ce vendredi, à l’hôtel des Invalides à Paris.

Johnny « furieux »

Pas certain, pourtant, que cette idée aurait plu au chanteur. A plusieurs reprises, Johnny a frôlé la mort. La dernière fois, c’était en 2009, à Los Angeles. Il avait été placé en coma artificiel à la suite de complications consécutives à l’opération d’une hernie discale. A l’époque président de la République, Nicolas Sarkozy « avait réuni son conseil de ministres restreint en disant qu’il fallait lui rendre un hommage national », a raconté sur BFM TV François Jouffa, historien de la musique. Selon lui, quand il s’est réveillé, Johnny était « furieux » et « s’est faché presque pour toujours avec Nicolas Sarkozy ».

Le président pourrait aussi décréter des obsèques nationales pour l’idole de jeunes. L’Etat prendrait alors à sa charge tous les frais engagés. D’autant que cette idée avait déjà été évoquée devant Johnny, lors d’un entretien sur France 3 en 2006. Le rocker avait balayé l’idée d’un revers de mains, estimant qu’elle n’était « terrible » (contrairement à «cette fille-là »). « Je ne suis pas une star absolue, les gens s’imaginent ça. Moi je suis un homme simple », répondait-il alors humblement.

Emmanuel Macron pourrait aussi décréter un deuil national, le niveau au-dessus des funérailles nationales. Mais cette hypothèse semble assez peu probable. En effet, il n’a été décrété qu’à huit reprises depuis 1930 : pour les victimes des inondations dans le sud, des attentats du 11-septembre, de Charlie hebdo, du 13-novembre et de Nice, et pour les présidents Charles De Gaulle, de Georges Pompidou et de François Mitterrand.

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Ses fans, eux, n’ont pas attendu l’intervention du président pour lui rendre hommage. A l’instar de Philippe et de son chien Jojo, d’Yves, d’Alain, de Geneviève, de José, d’André ou encore de Françoise, ils se sont rendus par dizaine devant son domicile, à Marnes-la-Coquette, afin de dire au revoir à ce "héros français".