Travailleurs détachés: Des routiers manifestent à la frontière belge et bloquent le tunnel du Fréjus

SOCIAL Une opération escargot a également eu lieu sur cette autoroute Lille-Gand, l’A22, où une trentaine de véhicules sont partis à 6h de Lille...

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'une opération escargot près de Calais

Illustration d'une opération escargot près de Calais — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Près de 200 routiers manifestaient ce mardi matin sur l’autoroute à hauteur de Menin, à la frontière franco-belge, pour protester contre l’exclusion du transport routier de la nouvelle directive européenne sur le travail détaché, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Une opération escargot a également eu lieu sur cette autoroute Lille-Gand, l’A22, où une trentaine de véhicules sont partis à 6h de Lille pour se diriger vers l’ancien poste-frontière de Rekkem. Vers 7h30 les routiers ont mis en place un barrage filtrant sur l’autoroute à hauteur de Menin.

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Une cinquantaine de routiers bloquaient eux l’accès du tunnel du Fréjus en Savoie, axe de circulation majeur entre la France et l’Italie. Vers 6H30, les manifestants, à pied, bloquaient dans le calme avec des palettes la rampe d’accès du tunnel côté français, à Modane en Savoie, selon un photographe de l’AFP sur place. De nombreux camions étaient empêchés de passer dans les deux sens et commençaient à se mettre à la queue leu leu.

Bruxelles appelée à « combattre contre le dumping social »

« Les mesures proposées ne sont pas les bonnes, elles vont augmenter le dumping social et vont faire en sorte qu’il y ait plus de concurrence déloyale entre entreprises et ça, c’est un danger pour les travailleurs du transport, mais aussi pour les citoyens », a déclaré Roberto Parrillo de la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF).

« Nous demandons à l’Europe de prendre les mesures pour combattre ce dumping social et pour faire en sorte qu’il y ait une concurrence loyale », a-t-il ajouté.

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« A partir du moment où les salariés d’autres pays, comme la Pologne ou la Roumanie, qui n’ont pas la même rémunération que les salariés en France ou en Hollande ou en Belgique, viennent en France faire de l’activité de transport, mais que leur salaire est moindre que le nôtre, et leurs conditions de travail pires que les nôtres, le coût du transport baisse », a expliqué de son côté Jean-Marc Lambert, de la CGT.

D’autres mobilisations étaient attendues dans la journée aux frontières

Cette journée s’inscrit dans le cadre d’une semaine de mobilisation initiée par la fédération européenne des travailleurs des transports. D’autres mobilisations étaient attendues dans la journée aux frontières françaises à l’appel de l’intersyndicale des routiers (CFDT, CGT, FO, CFTC, CGE-CGC).

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Pour obtenir un compromis au sein de l’UE, la France a accepté en octobre d’exclure le transport routier de la directive révisée sur le travail détaché. Pour ce secteur hyperconcurrentiel, l’ancien texte continuera de s’appliquer jusqu’à la réforme du « paquet mobilité » concernant la profession.