VIDEO. Cybermalveillance: Comment combattre la menace ?

ATTAQUES Plus d'une centaine d'attaques informatiques ont frappé la France depuis le début de l'année 2017...

Emilie Petit

— 

Plus d'une centaine d'attaques informatiques ont frappé la France depuis le début de l'année 2017.

Plus d'une centaine d'attaques informatiques ont frappé la France depuis le début de l'année 2017. — SIERAKOWSKI/ISOPRESS

Locky, en 2016. Puis Wannacry et NotPetya en mai et juin 2017. En moins de deux ans, les attaques informatiques ont été multipliées par vingt ! « En 2015, nous avons enregistré moins de cinq plaintes concernant des rançongiciels. Tandis que depuis le début de l’année, nous avons largement dépassé la centaine », explique Sylvie Sanchis, chef de la Brigade d’enquête sur les fraudes aux technologies de l’information (Befti).

Fini (ou presque) les bons vieux chevaux de Trois du type Locky. Place aux « ransomware » ou « rançongiciels ».

Depuis le 17 octobre, le gouvernement a mis en place une plateforme, Cybermalveillance.gouv.fr, visant à recueillir les plaintes des particuliers et des professionnels touchés par ces attaques. « Le but est aussi d’offrir aux victimes des outils leur permettant de résoudre l’incident. Aujourd’hui, nous travaillons avec plus de 1.100 prestataires pour leur porter assistance », précise Jérôme Notin, directeur général du GIP ACYMA, en charge de la plateforme.

>> A lire aussi : VIDEO. Un virus informatique venu de Corée du Nord menace toujours, selon les autorités américaines

Pour Sylvie Sanchis, ce nouvel outil est une aubaine : « Il va nous permettre de quantifier le nombre de particuliers touchés par ces attaques. » Quant à la menace elle-même, « il est difficile de savoir exactement d’où elle émane au départ. Pour ce qui est des rançongiciels, aucune police à travers le monde n’est encore parvenue à arrêter quelqu’un ».

Cybermalveillance.gouv.fr a, en seulement dix jours, totalisé plus de 1.000 plaintes sur l’ensemble du territoire national, professionnels et particuliers confondus. 724 victimes ont, pour l’heure, pu trouver une solution.