C'est confirmé, l'impôt à la source entrera en vigueur en janvier 2019

FISCALITE Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, a confirmé ce lundi à Toulouse que le prélèvement de l’impôt à la source entrerait en vigueur au 1er janvier 2019…

Helene Menal

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Le ministre Gérald Darmanin à l'Assemblée nationale le 31 octobre 2017

Le ministre Gérald Darmanin à l'Assemblée nationale le 31 octobre 2017 — CHAMUSSY/SIPA

L’impôt sur le revenu qu’on paye avec un an de décalage, qualifié « d’archaïque » par le ministre des Comptes publics lui-même, vit ses derniers mois. Après un report destiné à éviter tout « accident industriel », Gérald Darmanin a annoncé ce lundi à Toulouse - et sur Twitter - que le prélèvement de l’impôt à la source entrerait en vigueur au 1er janvier 2019.

Un coût de 300 millions d'euros pour le lancement

Après une visite dans un centre des impôts de Balma, dans la banlieue de la Ville rose, puis au siège de l’entreprise de nettoyage industriel GSF Propreté, qui expérimente des simulations sur ses feuilles de paye, le ministre a aussi dévoilé le coût estimé pour les collecteurs, autrement dit les employeurs : « Beaucoup de chiffres ont circulé notamment celui d’un milliard. Mais un audit montre que le coût serait de 300 millions pour l’année de lancement », a indiqué Gérald Darmanin.

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Il espère faire baisser l’addition, notamment en négociant avec les éditeurs de logiciels. En année courante, la charge devrait être selon Bercy de « 60 à 70 millions d’euros » pour les collecteurs.

Le ministre a loué la souplesse de l’impôt contemporain en cas de décès d’un conjoint et de changement, de situation professionnelle, ou dans le cas des saisonniers par exemple. Il a donné l’exemple d’u particulier qui loue un logement étudiant et dont le locataire s’en va. Avec son identifiant fiscal, ce dernier pourra signaler le changement à l’administration et diminuer en conséquence immédiatement le prélèvement mensuel lié à ce revenu.

De manière générale, le contribuable aura le choix entre trois options : un taux ménage tenant compte de son conjoint, un taux réel et individuel, ou un taux neutre.

Le système est encore en cours d’élaboration et le ministre précise d’ores et déjà que « tous les crédits d’impôts n’y seront pas ». Il faut encore en particulier régler l’intégration des emplois à domicile, type nounous ou ménage.

Mais la machine est lancée et rien ne devrait plus l’arrêter.