«Tu m'aimes, tu me respectes»: La campagne contre les violences sexuelles pour les 15-18 ans

SENSIBILISATION Le centre francilien pour l’égalité femmes-hommes Hubertine Auclert lance lundi une campagne de sensibilisation contre les violences sexistes et sexuelles à destination des 15-18 ans…

A.B. avec AFP

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Illustration d'un couple d'adolescents.

Illustration d'un couple d'adolescents. — HOUPLINE DANIEL/SIPA

  • La campagne se donne trois objectifs : aider les filles et les garçons à identifier les différentes formes de violences sexistes et sexuelles, à refuser et à agir, et à trouver de l’aide.
  • Les messages de cette campagne seront diffusés dans 477 établissements scolaires franciliens.

« Quand c’est non, c’est non », « Je m’habille comme je veux » : des violences sexistes et sexuelles peuvent apparaître dès les premières relations amoureuses, estime le Centre francilien pour l’égalité femmes-hommes Hubertine Auclert, qui lance lundi une campagne de sensibilisation à destination des 15-18 ans.

16 % des agressions sexuelles se déroulent entre 15 et 17 ans

« L’adolescence marque l’entrée dans la vie amoureuse et ces premières expériences peuvent s’accompagner de violences », indique dans un communiqué cet organisme associé de la Région Ile-de-France, à l’initiative d’une campagne intitulée #TuMaimesTuMeRespectes à découvrir lundi.

Selon lui, plus d’une jeune femme sur sept déclare avoir subi des violences psychologiques, physiques ou sexuelles, et 16 % des agressions sexuelles se déroulent entre 15 et 17 ans.

Identifier les violences sexistes et sexuelles, agir et trouver de l’aide

La campagne se donne trois objectifs : aider les filles et les garçons à identifier les différentes formes de violences sexistes et sexuelles, à refuser et à agir, et à trouver de l’aide.

Elle s’adresse aux 15-18 ans : « 14 ans est l’âge moyen du premier baiser, 17 ans et demi de la première relation sexuelle », rappelle le centre Hubertine Auclert. « Il s’agit d’une période où se manifestent les premiers effets de contrôle, de jalousie, de dénigrement et de non-respect du consentement ».

Quatre spots vidéos illustrant différentes formes de violence vont être diffusés à la télévision et sur les réseaux sociaux, un site internet a été conçu pour rediriger les victimes vers des associations spécialisées (En avant toute(s), le Planning familial, le Collectif féministe contre le viol…), et des affiches apparaîtront sur des panneaux publicitaires.

« Il faut aussi éduquer les garçons dès l’adolescence »

« Quand c’est non, c’est non », « Je m’habille comme je veux », « Je décide avec qui je parle », « Tu me respectes » : des flyers et affiches comportant ces messages seront en outre diffusés dans 477 établissements scolaires franciliens.

« Il ne faut pas seulement sensibiliser les filles comme nous le faisons en ce moment, il faut aussi éduquer les garçons dès l’adolescence : c’est l’objet de cette campagne, indispensable comme outil de prévention », indique la présidente de la Région Ile-de-France, Valérie Pécresse, qui inaugurera lundi la campagne à l’occasion d’un forum régional sur la santé des jeunes.