Perpignan: Sur fond de crise, les manifestants célèbrent le rattachement du Roussillon à la France

SOCIETE La traditionnelle commémoration du traité des Pyrénées de 1659 qui a rattaché le Roussillon à la France a pris cette année une tournure très politique à Perpignan…

Jerome Diesnis

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Entre mille et deux mille personnes ont manifesté dans les rues de Perpignan pour réclamer un statut spécial pour les Pyrénées-Orientales et soutenir les "prisonniers politiques" en Catalogne du sud.

Entre mille et deux mille personnes ont manifesté dans les rues de Perpignan pour réclamer un statut spécial pour les Pyrénées-Orientales et soutenir les "prisonniers politiques" en Catalogne du sud. — Emilio Morenatti/AP/SIPA

Entre mille et deux mille personnes ont défilé dans les rues de Perpignan samedi afin de réclamer un statut propre aux Pyrénées-Orientales. « Nous voulons décider » ont scandé les manifestants. « Nous voulons des compétences élargies et une collectivité unique qui rassembleraient les compétences qu’ont les collectivités territoriales », explique Guillem Dalmau, membre du Collectif du 7 Novembre.

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Tous les ans, le samedi précédent le 7 novembre, les Catalans du nord commémorent le traité des Pyrénées de 1659 qui a acté le rattachement du Roussillon au royaume de France. Mais cette année, le défilé avait une tournure plus politique avec la déclaration d’indépendance de la Catalogne du sud. Nombreux, parmi les manifestants, étaient ceux qui scandaient « libertat », venus « pour apporter leur soutien aux prisonniers politiques ».

La mairie ne s’associe pas au mouvement devenu trop politisé

Devant les grilles de la préfecture, Pere Manzanares, un responsable d’Omnium cultural, une association catalaniste a interpellé le représentant de l’Etat dans les Pyrénées-Orientales « Votre gouvernement soutient un gouvernement corrompu qui assassine la démocratie en Catalogne. L’histoire s’en souviendra ».

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Contrairement aux usages, la mairie de Perpignan n’a pas souhaité déployer d’estalada, ce drapeau sang et or à l’étoile bleu symbole de la Catalogne, afin « de ne pas être associé à ce mouvement devenu extrêmement politisé ».