Violences sexuelles: Cent personnalités féminines demandent à Macron un «plan d'urgence»

VIOLENCES SEXUELLES Le texte entend dénoncer l'« insupportable déni collectif » dont sont victimes les femmes, dans « une société qui (les) maltraite », selon ses auteures...

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'une agression sexuelle au travail

Illustration d'une agression sexuelle au travail — MARJA AIRIO/LEHTIKUVA OY/SIPA

Un appel à Emmanuel Macron. Une centaine de personnalités féminines de la société civile, artistes, comédiennes, réalisatrices, écrivaines, journalistes, médecins… demandent au président de la République de décréter « un plan d’urgence contre les violences sexuelles » dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche.

Cet appel, initié par des militantes féministes, dont Caroline de Haas, sera mis en ligne sur la plateforme Change sous forme d’une pétition. Elle a déjà été signée par une centaine de personnalités, qui ont été « comme tant d’autres, harcelées, agressées ou violées », selon ses initiatrices.

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Parmi les premières signataires : Lisa Azuelos (réalisatrice), Zabou Breitman (comédienne), Fanny Cottençon (comédienne), Nadia Daam (journaliste), Marie Darrieussecq (écrivaine), Tatiana de Rosnay (écrivaine), Rokhaya Diallo (journaliste), Valérie Donzelli (actrice, réalisatrice), Louane Emera (chanteuse, actrice), Imany (chanteuse), Catherine Jacob (comédienne, auteure), Agnès Jaoui (comédienne, auteure, metteuse en scène), Kee-Yoon Kim (comédienne, auteure), Lola Lafon (écrivaine), Alexandra Lamy (comédienne), Sandra Laugier (philosophe), Michela Marzano (philosophe), Anna Mouglalis (comédienne), Helena Noguerra (comédienne, chanteuse), Orlan (artiste plasticienne), Emmanuelle Piet (médecin), Nadia Roz (comédienne) ou Céline Sciamma (scénariste, réalisatrice).

Dénoncer l'« insupportable déni collectif »

Le texte adressé à Emmanuel Macron rappelle qu’il fait suite à l’afflux de témoignages arrivés dans la sphère publique depuis la révélation du scandale Weinstein aux Etats-Unis. Il entend dénoncer l'« insupportable déni collectif » dont sont victimes les femmes, dans « une société qui (les) maltraite », selon ses auteures.

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« Une femme sur deux a déjà été victime de violence sexuelle. Certaines ne sont plus là pour signer cette tribune, mortes sous les coups. Certaines sont plus particulièrement concernées parce qu’elles sont en situation de handicap, lesbiennes ou subissent le racisme », soulignent les auteures.

Elles réclament un « plan d’urgence » à la hauteur des politiques publiques et des moyens mis en œuvre en matière de sécurité routière, « qui ont montré des résultats ». Cinq mesures prioritaires sont proposées :

  • Le doublement immédiat des subventions des associations accueillant les femmes victimes.
  • Une formation obligatoire de l’ensemble des professionnels en contact avec elles.
  • La création d’un brevet de la non-violence sur le modèle du brevet de la sécurité routière au collège.
  • La formation obligatoire en entreprise contre le harcèlement sexuel au travail.
  • Une campagne nationale de communication du même niveau que celles sur la sécurité routière.