Uber, numéro un des plateformes de réservation de voitures de transport avec chauffeur (VTC), va offrir à partir de jeudi une assurance gratuite pour couvrir ses chauffeurs en cas d’accident pendant une course, a-t-il annoncé mercredi.

Dans un communiqué commun, Uber et Axa France annoncent « le lancement d’une protection sociale en cas d’accident qui répond aux besoins spécifiques des chauffeurs indépendants partenaires d’Uber ».

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Cette assurance santé et décès, prise en charge par Uber, couvrira les chauffeurs « de l’acceptation d’une prise en charge d’un client jusqu’à l’arrivée à destination de ce dernier ».

« Seul 1 chauffeur indépendant sur 5 bénéficie d’une couverture personnelle en France »

Après Deliveroo en septembre, la plateforme anticipe ainsi les obligations de la loi travail de 2016, qui oblige la plupart des plateformes à prendre en charge, à compter de janvier 2018, l’assurance volontaire acquittée par les travailleurs en matière d’accident du travail, ou un contrat collectif aux garanties équivalentes.

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L’assurance d’Uber, accessible sans condition de chiffre d’affaires, prévoit le remboursement d’une partie des frais de santé nécessaires après un accident à raison de 100 % de la base de remboursement de la sécurité sociale pour les soins de ville et les frais d’hospitalisation (150 % pour les prothèses dentaires et appareillages médicaux).

Des indemnisations sont aussi prévues en cas de blessure entraînant une perte de capacité permanente ou une rente pour les proches en cas de décès, selon un barème dépendant du revenu net dégagé au cours des douze derniers mois.

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Selon Uber, « seul 1 chauffeur indépendant sur 5 bénéficie d’une couverture personnelle en France ». « L’objectif est de contribuer à combler cet écart, afin de permettre à tous les indépendants qui choisissent Uber de conduire l’esprit serein », écrit la plateforme.

Uber veut « rétablir la confiance » avec ses chauffeurs

Sous le feu des critiques ces derniers mois après avoir augmenté la commission prélevée sur chaque course, la plateforme connaît des difficultés à recruter de nouveaux chauffeurs et cherche de son propre aveu à « rétablir la confiance » avec ses chauffeurs. Cette annonce s’inscrit « dans la continuité de l’opération de séduction d’Uber vis-à-vis des chauffeurs de VTC » qui « vont se faire de plus en plus rares » car l’accès à la profession est devenu plus difficile, remarque Fabian Tosolini (CFDT).

Le syndicat souligne que la formule d’assurance proposée « ne couvre pas la totalité » du temps de travail du chauffeur, seulement « la période où Uber a pris de l’argent », pas le temps d’attente entre deux courses.

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Depuis la médiation gouvernementale, Uber propose une aide financière aux chauffeurs en difficulté, mais aussi diverses aides (formation des chauffeurs en vue de l’examen VTC, partenariat avec l’Adie pour des prêts à taux zéro, etc.) En revanche, les discussions entre Uber et les syndicats et associations de chauffeurs concernant la facturation sont restées au point mort.