VIDEO. Disparition de Maëlys: Une enquête ouverte pour violation du secret de l'instruction

JUSTICE A la suite de multiples fuites parues dans la presse...

E.F. avec AFP

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Le 29 août 2017, à Pont-de-Beauvoisin, en Isère. Des appels à témoins pour retrouver Maëlys, 9 ans, ont été placardés dans de nombreux commerces de la commune.

Le 29 août 2017, à Pont-de-Beauvoisin, en Isère. Des appels à témoins pour retrouver Maëlys, 9 ans, ont été placardés dans de nombreux commerces de la commune. — E. Frisullo/ 20 Minutes

  • Cette enquête a été ouverte par le parquet de Grenoble à la suite de la plainte déposée vendredi par Me Alain Jakubowicz, le nouvel avocat de Nordahl Lelandais, principal suspect dans cette affaire.
  • Le parquet de Grenoble, excédé de voir des détails de l’enquête publiés dans la presse, promet des sanctions si les auteurs de ces fuites sont identifiés.

Les responsables des fuites sorties dans les médias s’exposent à des sanctions. Près de deux mois après la disparition de la petite Maëlys, le parquet de Grenoble a ouvert une enquête pour violation du secret de l’instruction en raison des multiples fuites parues dans la presse, a-t-on appris mardi.

« J’ai ouvert vendredi dernier une enquête préliminaire pour violation du secret de l’enquête et de l’instruction, confiée à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et à la Direction interrégionale de police judiciaire de Lyon (DIPJ) », a déclaré le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat.

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Une procédure « assez rare »

Selon le magistrat, cette procédure est « assez rare » et « c’est la première fois qu’une enquête n’est pas confiée à l’inspection du service en question ». « Si les auteurs sont identifiés, il y aura des sanctions », a-t-il averti.

Cette enquête se tient en raison d'une plainte, vendredi, de Me Alain Jakubowicz, le nouvel avocat de Nordahl Lelandais, suspecté d’avoir enlevé la fillette de 9 ans, lors d’un mariage fin août à Pont-de-Beauvoisin (Isère). Cet ancien militaire de 34 ans, qui nie toute implication en dépit d’éléments troublants, a été mis en examen et écroué, le 3 septembre, pour « enlèvement et séquestration ».

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Des fuites qui nuisent au bon déroulement de l’enquête

Le procureur a par ailleurs formellement démenti des informations de presse selon lesquelles l’audition du suspect par les juges d’instruction, qui avait été reportée à la demande de son conseil, aurait lieu vendredi.

M. Coquillat s’est dit excédé de « voir tous les jours dans la presse tous les détails de l’enquête, y compris ceux que le parquet ne connaît pas, des choses qui n’ont pas à être connues » et nuisent à son bon déroulement.

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D’importantes recherches, toujours vaines

Selon lui, « les fuites sont au niveau local et parisien, au niveau de la direction de la gendarmerie, de la section de recherches et de l’IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale) ».

Depuis la disparition de l’enfant, survenue dans cette commune de l’Isère dans la nuit de 26 au 27 août dernier, la région a été passée au peigne fin, les enquêteurs de la gendarmerie ayant sondé notamment de nombreux points d’eau situés dans le secteur de Pont-de-Beauvoisin. En vain.