Au terme de quatre jours de garde à vue, huit hommes âgés de 17 à 29 ans ont été présentés samedi à un juge d’instruction et mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », a indiqué le parquet de Paris. Conformément à ses réquisitions, six d’entre eux ont été écroués et un septième a été incarcéré provisoirement dans l’attente d’un débat sur sa détention. Un mineur a par ailleurs été placé sous contrôle judiciaire.

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La justice soupçonne les huit suspects d’appartenir à l’organisation d’ultra-droite fondée par Logan Alexandre Nisin, arrêté il y a quatre mois alors qu’il avait multiplié les provocations musclées autour de Marseille et d’Aix-en-Provence. Le nom de son organisation, OAS, reprend le sigle de l’Organisation de l’armée secrète, responsable d’une campagne sanglante contre l’indépendance de l’Algérie au début des années 1960. Le groupe projetait des « actions violentes », mais « aux contours imprécis », contre des politiques ou des mosquées.

Les langues se délient en garde à vue

Selon des informations du Parisien, plusieurs des militants ont confirmé en garde à vue que des cibles avaient été envisagées en représailles contre des terroristes islamistes : lieux de cultes, hommes politiques, personnes d’origine nord-africaine ou africaine, militants antifascistes… L’organisation prévoyait des achats d’armes et cherchait à effectuer des entraînements militaires. Toujours selon des informations du quotidien, certains des gardés à vue ont par ailleurs affirmé qu’ils avaient envisagé des actions de racket contre des chefs d’entreprise -sans critère communautaire- pour financer l’organisation et l’achat de ces armes. Un véhicule avait été dérobé dans ce but.