Affranchir son courrier va coûter de plus en plus cher. Le prix du timbre devrait en effet fortement augmenter l’an prochain, révèle Les Echos.

Alors qu’une hausse de 1,5 % était prévue par La Poste, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) a donné son accord pour une hausse de 5 % en 2018. La décision, prise il y a une quinzaine de jours, était passée presque inaperçue.

Une nouvelle « règle de comptabilité réglementaire »

La Poste, qui assume des missions de service public pour lesquelles elle reçoit des subventions de l’Etat, n’est pas libre de fixer ses tarifs. C’est l’Arcep qui est la seule habilité à fixer les augmentations de prix. En 2014, elle avait autorisé des hausses annuelles de 3,5 % en plus de l’inflation pour la période 2015-2018. Après déjà trois années de hausse consécutive, on pensait que ces augmentations allaient prendre fin en 2018. Mais l’Arcep en a décidé autrement. Ce feu vert pour pratiquer une nouvelle hausse est lié à l’adoption d’une nouvelle « règle de comptabilité réglementaire », précise Les Echos.

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Confrontée à une baisse de ses activités, la Poste peine à maintenir ses marges. Le volume de courrier traité chute annuellement de 5 à 6 %. Ce qui se traduit par une perte financière en termes de chiffre d’affaires d’un demi-milliard d’euros tous les ans. Les augmentations du prix du timbre permettent ainsi de compenser en partie les pertes.